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Quand l’administration Biden rebat les cartes!

Quand l’administration Biden rebat les cartes!



Le président américain Joe Biden a débuté sa première grande tournée diplomatique en Europe. Il s’agit pour le premier des Américains de revitaliser une vieille alliance qui maintient un certain équilibre dans les relations internationales depuis la Seconde Guerre mondiale. Le président Barak Obama avait plutôt orienté sa diplomatie en direction d’un Orient en pleine croissance, et qui symbolisait à ses yeux un enjeu stratégique plus important que les alliés traditionnels de la vieille Europe.

Quant à Donald Trump, il a affiché un mépris souverain et brutal vis-à-vis des Européens. En plusieurs occasions, il rappelait, sans trop mettre de gants, que l’Amérique payait trop cher pour la défense d’une Europe qui rechignait à délier les cordons de la bourse pour sa propre sécurité. Les pays européens ne savaient plus comment suivre ce président boutefeu qui remplaça les échanges formels entre chancelleries par une diplomatie du tweet.

Et comme ce sont les États-Unis qui donnent le ton dans bien de domaines stratégiques, les diplomates se préoccupaient désormais beaucoup plus de leurs smartphones que des courriers diplomatiques.La célèbre National Security Agency (NSA) des États-Unis a d’ailleurs placé sur écoute les téléphones de certains dirigeants européens, dont celle de l’Allemande Angela Merkel, sachant désormais la place stratégique du téléphone « intelligent » dans les affaires du monde.

C’est sur le vieux socled’alliance occidentale que Joe Biden veut reconstruire sa diplomatie face aux géants chinois et russe. Les Américains considèrent comme réelle la « menace » chinoise non seulement à cause du méga projet de reconstitution de la « route de la soie »-, un faisceau de routes terrestres et maritimes par lesquelles transiteraient des marchandises, mais aussi des techniques, des idées, des religions entre l’Orient et l’Occident. Le déploiement dans le Pacifique de puissants navires de guerre équipés de missiles hypersoniques, capables de rendre obsolètes les gros porte-avions américains, est aussi une raison pour la diplomatie américaine de prendre au sérieux les intentions économiques et militaires de Pékin.

Il y aussi la Russie de Poutine, elle aussi très active sur le plan diplomatique et militaire un peu partout sur la mappemonde. De plus, chacune des parades sur la Place Rouge est l’occasion d’exhiber un arsenal russe de plus en plus performant, bourré des dernières technologies. En étant présent cette semaine au sommet de l’Alliance Atlantique, ce pacte militaire occidental d’après-guerre, Joe Biden veut montrer que l’Amérique est de retour, et que, plus que jamais, l’Europe compte.

Une Europe toujours placée sous le parapluie nucléaire américain et dont les « grondements de l’ours polaire », une vieille métaphore de la guerre froide qui fait référence à Moscou, donnent des sueurs froides aux Européens de l’Est. La semaine dernière des chasseurs russes sont plusieurs fois entrés dans l’espace aérien du Danemark comme pour rappeler aux membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord(OTAN) que la Russie est aussi un acteur déterminant sur le théâtre européen.

Si Biden est en Europe, sa vice-présidente Kamala Harris visite l’Amérique latine pour parler continent en tentant de s’enlever du pied la douloureuse épine de l’immigration massive et clandestine, une ultime conséquence de la misère et de l’insécurité qui ravage « l’arrière-cour » des États-Unis. Le président américain a aussi fait la promesse de donner cinq cents millions de doses de vaccins au dispositif Covax de l’Organisation mondiale de la santé(OMS).

Toujours est-il, l’Amérique de Biden tente revenir de manière pro-active dans les questions mondiales en abandonnant le style bourru de son prédécesseur.

Roody Edmé




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