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De la démilitarisation à la remobilisation, pour quelle solution ?

De la démilitarisation à la remobilisation, pour quelle solution ?



Lors d’une rencontre entre le président Jean Bertrand Aristide, le 28 avril 1995, avec l’ex-président du Costa-Rica, Oscar Arias, prix Nobel de la paix en 1987, le dirigeant haïtien à l’époque s’était prononcé ouvertement pour la suppression des Forces armées d’Haïti (FAD’H).

Durant cette même période, l’institution militaire était déjà réduite à peau de chagrin, soit avec un effectif de 1.500 membres. Et, on connaît la suite de l’histoire.

Tout au long de ces épisodes historiques, entre 1991 et 1994, se sont succédé les cycles de « petits désordres » politiques ou diplomatiques et de « grands désordres » sanglants imposés par des hommes en uniforme. La discorde totale capitale s’est installée dans le pays, et pourtant les élites haïtiennes n’ont pas grandi.

De nombreux anciens militaires se sont investis dans la reconversion professionnelle, entre la police et l’entrepreneuriat, pendant que d’autres sont partis vers d’autres pays, ou sont morts dans la misère, dans l’indignation et l’oubli.

Deux décennies et plus, les Forces armées d’Haïti (FAD’H) ont été remobilisées sans éclat. La décision n’a pas fait écho et de grandes étincelles. Mais, personne ne peut nier que les FAD’H sont de retour. Symbole ou chimère ?

Dans quel sens le retour des FAD’H pourrait-il contribuer dans le renouveau national espéré comme palliatif au chaos actuel dans le pays ? De quels moyens disposent les FAD’H pour se déployer véritablement sur tout le territoire national ? Quels sont les nouveaux défis des FAD’H, au-delà des prévisions et vœux du Livre blanc ?

Des unités spécialisées, parmi tant d’autres qui faisaient la fierté de l’institution, comme le Corps des Léopards reviendront-elles un jour dans le paysage national ? Dans quel sens la Police nationale d’Haïti (PNH) pourrait-elle compter sur les FAD’H pour compléter ou compenser certaines de ses lacunes ?

De la problématique frontalière aux questions sécuritaires sur tous les plans, des espaces physiques, électroniques et même symboliques, les FAD’H sont plus que jamais attendues dans la planification du développement national.

De la dissolution des FAD’H en passant par le retour ou le rétablissement symbolique de cette dernière, il nous faut questionner, dans les moindres détails, les apports que ces nouveaux soldats, appuyés par certains de leurs ainés, pourraient fournir dans la redéfinition des nouvelles stratégies de sécurité nécessaires pour la viabilité du pays. Quelles sont les villes stratégiques et frontalières à prioriser dans l’érection des prochaines casernes ? Quels sont les sites d’importance qui méritent une présence renforcée en dehors des aires écologiques les plus sensibles ?

En prévision des prochaines catastrophes naturelles et au vu de la grande vulnérabilité du pays, les FAD’H doivent, plus que jamais, s’équiper et préparer, de concert avec les autres structures spécialisées comme la Direction de la protection civile, des plans de contingence efficaces pour éviter d’autres humiliations au pays qui se complait dans la quête et l’attente de l’assistance humanitaire internationale à chaque impact sévère des menaces naturelles.

Dominique Domerçant




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