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Appel à contributions pour le 18e numéro de la revue Legs et Littérature

Appel à contributions pour le 18e numéro de la revue Legs et Littérature



Présentation

L’Association Legs et Littérature (ALEL) lance un appel à contributions pour le 18e numéro de la revue Legs et Littérature, consacré à JACQUES STEPHEN ALEXIS à paraître en décembre 2021 chez LEGS ÉDITION sous la direction de Jean-Jacques CADET, Ulysse MENTOR et Michèle Duvivier PIERRE-LOUIS et grâce au précieux soutien de la Fondation connaissance et liberté (Fokal) et de l’Alliance internationale des Éditeurs indépendants (AIEI).

Argumentaire

Jacques Stephen Alexis est un colossal écrivain, militant et homme politique. Né le 22 avril 1922 aux Gonaïves et porté disparu en 1961 à l’âge de 39 ans, il nous a laissé une œuvre littéraire et politique de première importance. Homme de gauche, marxiste, avant-gardiste pétri des idéaux du progrès de l’humanité, figure emblématique de la littérature d’Haïti et de la Caraïbe, il a été constaté ces dernières années, tant en Haïti que sur la scène internationale, un regain d’intérêt autant pour sa personne que pour son œuvre, tout à la fois, médecin, journaliste, romancier, essayiste et homme politique, ce natif des Gonaïves qui a débuté dans la littérature par un essai très remarqué sur le poète haïtien Hamilton Garoute[1] a laissé une œuvre inachevée[2] composée d’articles, d’essais, de contes (Romancero aux étoiles) et de romans qui n’ont cessé d’être l’objet de traductions et d’études sous forme de mémoires, de thèses de doctorat, d’essais et d’articles. En juin 2018, L’espace d’un cillement (1959) a été le premier lauréat du prix Jean d’Ormesson. En 2016, l’éditrice Laure Leroy des éditions Zulma a retrouvé la suite « inachevée » de ce roman qui sera publiée sous le titre L’Étoile Absinthe. Le premier roman de Jacques Stephen Alexis, Compère général soleil (1955), a été traduit en anglais par Carrol F. Coates en 1999 et en créole par Édenne Roc en 2018. L’intérêt pour l’œuvre d'Alexis se manifeste aussi par sa réception interne dans la littérature haïtienne comme c’est le cas chez Lyonel Trouillot qui a publié, en 2011, son roman intitulé La belle amour humaine en écho au texte du même titre[3] publié par Jacques Stephen Alexis en janvier 1957. Lui rendant hommage pour le prix Jean d’Ormesson, Dany Laferrière reconnaît que l’auteur de L’espace d’un cillement n’a jamais cessé de cheminer en lui.

C’est ce même intérêt qui a porté la Direction nationale du Livre (DNL)[4], à lancer, en 2016, un prix littéraire afin d’honorer l’intelligence littéraire et politique de cet écrivain dont la mort énigmatique, survenue en 1961, n’a jamais été attestée par un document officiel. C’est d’ailleurs ce qui justifie la décision du Bureau haïtien du Droit d’Auteur (BHDA) de ne pas faire tomber les œuvres d’Alexis dans le domaine public en cette année 2021 qui marque le soixantième anniversaire de sa disparition, à tout juste une année de la commémoration du centenaire de sa naissance.

Pour marquer ce double événement, l’Association Legs et Littérature (ALEL) lance cet appel à contributions invitant critiques littéraires et universitaires à réfléchir sur l’œuvre de cet écrivain, l’importance de son apport théorique aux études littéraires et le sens de son engagement politique. Auteur en relation[5], ses propositions théoriques sur le réalisme merveilleux et le genre romanesque gardent toutes leur pertinence pour aborder les fictions romanesques d’Haïti et du reste de la Caraïbe. Les articles qui seront proposés dans ce numéro spécial analyseront non seulement la constitution de sa poétique, mais également le regard critique qu'il porte sur le genre romanesque, car Alexis est l'un des (rares?) écrivains à avoir porté un regard réflexif sur le genre littéraire qu'il pratique.

Ce numéro de Legs et Littérature se propose de porter un (nouveau) regard sur la vie et l’œuvre de Jacques Stephen dans toute sa portée militante, politique, littéraire, philosophique et idéologique en comparaison au contexte historique qui l’a vue naître. Il invite à réfléchir sur le sens et la dimension de son engagement à la fois comme créateur, politique et médecin dans la lutte contre les inégalités, l’avènement d’une cité juste et équitable –et, par extension, d’un monde meilleur. [Lire l'l’appel dans son intégralité en cliquant ICI] https://legsedition.net/public/2021/04/20/appel-contributions-pour-le-18e-numero-de-la-revue-legs-et-litterature/
Dates à retenir :

15 juin 2021 : délai de soumission des propositions

15 septembre 2021 : délai de soumission des articles

Envoyez vos articles avant le 15 septembre 2021 à legsedition@outlook.com et en copie ulyssementor@gmail.com ; cadet.jeanjacques@yahoo.fr et mpierrelouis@fokal.org

[1] Jacques Stephen Alexis, « La lyre et l’épée : Témoignages sur Jets lucides », Les cahiers d’Haïti, vol. 3, no 3, octobre 1945, pp. 24-27.

[2] D’ailleurs, une bonne partie de cette œuvre est inédite, comme l’essai Chine miraculeuse et la pièce de théâtre Les dollars.

[3] Jacques Stephen Alexis, « La belle amour humaine », Les lettres françaises, 1957et repris dans un numéro spécial titré « Jacques Stephen Alexis et la littérature d’Haïti »de la revue Europe vol. 49, no 501, janvier 1971, pp. 20-27.

[4] Organisme public chargé de réguler le secteur du livre en Haïti.

[5] Les relations qu’avait entretenues Jacques Stephen Alexis étaient aussi nombreuses que l’ont été les organisations auxquelles il a appartenu.




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