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La Fédération des barreaux d’Haïti réclame la démission du Conseil électoral provisoire

La Fédération des barreaux d’Haïti réclame la démission du Conseil électoral provisoire



Le Conseil électoral provisoire est illégal et illégitime selon la FBH, réunissant les 18 barreaux du pays. Le secrétaire général du Barreau de Port-au-Prince, Me Robinson Pierre Louis, lors d’une interview accordée à Le National le 27 juillet, réclame la démission du CEP qui a été nommé, selon les membres des barreaux, unilatéralement par le président de la République. Ils attendent également un dialogue entre tous les acteurs dans la vie nationale, l’organisation des élections dans un délai raisonnable et le rejet du projet de référendum repris selon lui par le Premier ministre Ariel Henry.

« Me Guylande Mesadieu veut à tout prix organiser les élections et le référendum », déclare le secrétaire général du Barreau de Port-au-Prince, pour qui une telle décision est une dérive. « Sur quel régime le prochain gouvernement et le Conseil électoral vont agir, quand ils sont élus sur un régime et devront fonctionner sur un autre », s’interroge-t-il. La FBH est donc contre cette décision et ne s'engage pas au côté du CEP qui est pour elle, illégitime et illégal.

Pour Me Pierre Louis, le Premier ministre Ariel Henry a également pris une mauvaise décision en voulant poursuivre avec le projet d’organiser le référendum initié par le feu ancien président de la République, Jovenel Moïse. Je ne crois pas qu’il pourrait faire un tel choix sans avoir dressé au préalable son agenda remarque-t-il. Pour l’avocat, Ariel Henry n’a aucune légitimité vu qu’il n'y a aucun consensus autour de lui. L’important c’est d’initier le dialogue entre les acteurs qui, après consensus, lui donnera toute légitimité ; ce qui lui permettra d'établir un agenda précis et de déterminer le temps qui lui faudra pour rétablir la sécurité ; de permettre la libre circulation, le fonctionnement de la justice et un fonctionnement de l’État et enfin la réalisation des élections.

Selon Me Robinson Pierre Louis, la Fédération des barreaux réclame un CEP équilibré, qui n’est pas contesté et dont le choix découle d’un large consensus entre les membres de la société civile et les partis politiques ; ce qui apportera une accalmie à la crise socio-politique dans le pays. Les élections avec ce Conseil électoral provisoire, c’est sombrer encore plus », juge le secrétaire général du Barreau de Port-au-Prince. La Fédération est pour la réalisation des élections dans un délai raisonnable, précise-t-il.

Cependant, il faut des moyens pour assainir le terrain et garantir la libre circulation des citoyens. Toutes les entités étatiques doivent fonctionner après un dialogue franc pour le choix d’un CEP concerté et équilibré avec au sein du Conseil électoral provisoire des représentants de chaque entité. « Il faut donc, entre autres, une solution à la gangstérisation qui est à la base de nombreux problèmes liés à la liberté de circulation des personnes », s'inquiète Robinson Pierre Louis. D'après l’homme de loi, si les membres du Conseil électoral provisoire sont raisonnables et s’ils veulent participer dans la résolution de la crise dans le pays, ils doivent démissionner.

Geneviève Rose Murdith Joseph




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