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La crise actuelle est une opportunité pour changer la Constitution, selon le Premier ministre Claude Joseph

La crise actuelle est une opportunité pour changer la Constitution, selon le Premier ministre Claude Joseph



Le Premier ministre a.i, Claude Joseph, prend le contre-pied de ceux qui estiment que le moment n’est pas propice pour changer la charte fondamentale du pays. Le chef du gouvernement considère, de préférence, la crise politique comme une opportunité pour changer la Constitution.

Suivant le Premier ministre a.i, Claude Joseph, chaque crise apporte des opportunités, et il est important de les exploiter. Le chancelier haïtien croit que la crise qui sévit le pays depuis plusieurs mois offre une opportunité unique, celle de changer la Constitution du pays. À en croire le chef du gouvernement a.i, l’opportunité que le pays devrait profiter de la débâcle actuelle, c’est de changer la Constitution.

En guise d’arguments, Claude Joseph a pris en exemples d’autres pays qui ont su profiter d’une crise pour prendre de grandes décisions. Il a relaté qu’en 1958, la France a connu une situation difficile avec la grève des étudiants et les problèmes en Algérie. Et, le général Charles de Gaulle a pris sa responsabilité pour sortir son pays, selon Claude Joseph, de l’instabilité chronique qu’a créée la quatrième République. Le PM a.i a expliqué que Charles de Gaulle a initié la cinquième République avec une nouvelle constitution, élaborée entre mai et octobre 1958. Ce document est encore valide jusqu’aujourd’hui.

Le chancelier haïtien a également relaté le cas des États-Unis d’Amérique. D’après Claude Joseph, les législateurs de la constitution américaine n’ont pas prévu que la Cour suprême pouvait jouer le rôle de « contrôle de constitutionnalité ». Suite à un problème lié à la nomination de certains juges, « les juges de minuit », en fin de mandat par John Adam, son successeur, Thomas Jefferson, allait demander à son chancelier de bloquer ces nominations, la Cour suprême est intervenue, en 1803-1804, en se décernant le droit de « contrôle de constitutionnalité » afin de régler l’affaire. C’est le plus grand arrêt de l’histoire de la Cour suprême des USA, a souligné Dr Claude Joseph.

Le chef du gouvernement a.i a précisé que le processus en cours n’est pas un amendement, mais un changement de la Constitution du pays. « Si c’était un amendement, nous n’aurions pas de provisions légales pour le faire », a fait remarquer l’ancien chargé d’affaires d’Haïti en Espagne, en affirmant que le peuple est souverain, il peut décider à quel moment changer la Constitution.

Claude Joseph a expliqué que la démarche de l’administration de Jovenel Moise de changer la loi-mère est désintéressée. Il a indiqué que le chef de l’État ne cherche pas à garder le pouvoir. « Le président Jovenel Moise connait l’exemple des présidents Sylvain Salnave, Élie Lescot, Dumarsais Estimé et Paul Eugène Magloire qui ont cherché à rester au pouvoir », a martelé M. Joseph, arguant que Jovenel Moise veut tout simplement laisser un héritage politique au pays.

Pour tenter de rassurer l’opinion publique, Claude Joseph a fait savoir que le processus en cours est un projet démocratique visant à sortir le pays de l’impasse politique à répétition chronique depuis 1987. « La Constitution de 1987 a fait son temps. Il faut donner la chance à la population de oui ou non si elle veut une nouvelle constitution », a-t-il conclu.

Woovins St Phard




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