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7 fois le tour du Palais national pour dire non à la dictature !

7 fois le tour du Palais national pour dire non à la dictature !



Sous l’initiative de l’ensemble des organisations politiques de l’opposition, plusieurs dizaines de citoyens dont des militants ont défilé dans les rues de Port-Au-Prince le 7 avril 2021 dans l’optique principale de faire sept fois le tour du Palais national. Par cette activité, qui s’est affaiblie dans les 3 derniers tours, les instigateurs entendaient, entre autres, dire non au régime dictatorial.

Tout a commencé avec une exposition de photos ainsi que de pancartes sur la place de la Constitution donnant sur la rue Capois où plusieurs dizaines de citoyens, dont des militants, se sont réunis. 11 h 45 du matin, ils ont lancé le mouvement animé par une bande de « rara » et un « truck sound ». L’objectif de ce mouvement initié par l’ensemble des organisations politiques de l’opposition, était de faire sept (7) fois le tour du Palais national pour faire respecter la Constitution haïtienne de 1987 amendée selon l’article 134-2 et la loi électorale en son article 239.

Sans drainer la grande foule, les manifestants, après avoir laissé la place de la Constitution donnant sur la rue Capois, ont arpenté en boucle les rues St-Honoré et la Réunion, la rue Pavée, l’Avenue John Brown pour enfin revenir à la rue Capois. Tout au cours de l’évènement, les protestataires qui n’ont pas trouvé le support de la société civile comme le secteur protestant ou celui des droits humains ont dit non à la dictature, tout en demandant le départ du président de la République.

« Si n pa voye Jovenel ale, nap mouri oh, nou p ap renouvle PHTK ankò o Jovenel manda w fini », ont-ils chanté sur un air de carnaval. Quant aux slogans sur les pancartes, ils étaient nombreux. « Stop ! Supporting Jovenel M’S Corrupt Government of Haiti ; Non a diktati; Jovenel must go », pouvait-on lire sur certaines affiches. À certains endroits, les militants ont trainé et laissé en plein milieu de la route des sacs de détritus. Des pneus enflammés ont été remarqués également. Au moment de deuxième tournée, un véhicule immatriculé Service de l’état « 05115 » a été brûlé à la rue Pavée. Tout juste après, la Police est intervenue en tirant en l’air.

Pendant ce temps et avant même le démarrage de l’activité, plusieurs unités spécialisées de la Police nationale d’Haïti ont dressé un cordon de sécurité empêchant à la foule de s'approcher du Palais national. À part Josué Merilien qui a été remarqué à l’arrière d’une motocyclette lors de l’activité, plusieurs chefs de file l’opposition dure ont brillé par leur absence. Abel Loreston, un des responsables de l’ensemble des organisations politiques de l’opposition qui a foulé le macadam, n’a pas manqué de s’adresser au régime en place en la circonstance.

« Ces 7 tours, dit M. Loreston, c’est pour dénoncer le locataire du Palais national. Un président inculpé, corrompu dont son mandat est arrivé à terme depuis le 7 février 2021 et qui occupe le Palais national illégalement… » À l’instar du peuple d’Israël et par leur foi qui avait fait tomber la muraille de Jéricho après 7 tours, M. Loreston a justifié ces 7 tours du Palais dans le but de faire entendre la raison à Jovenel Moïse et dire plus jamais qu’il n’y aura de dictature dans le pays.

De son côté, Guy Numa, membre de l’organisation « Konbit » qui a défilé dans les rues aujourd’hui, croit que ce n’est pas par la négociation que l’on peut forcer le chef de l’état à quitter le pouvoir, mais par la mobilisation et l’insurrection populaire. L’activiste politique en avait profité pour dénoncer ce qu’il appelle les répressions du régime en place contre le syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH-17).

Arrivé aux 3 derniers tours du Palais national, le mouvement avait grandement perdu en intensité.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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