Lancement de la campagne des 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes et aux filles en Haïti

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C’est dans les locaux de Défenseurs plus, le collectif défendant les droits de la personne en Haiti, qu’a étélancé la campagne mondiale des 16 jours d’activisme contre la violence à l’égard des femmes et des filles. 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre est une campagne internationale qui commence le 25 novembre de chaque année, date de la Journée internationale pour l’éradication de la violence contre les femmes, et se termine le 10 décembre, date de la journée des droits de l’homme.

Cette année, le thème mondial des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre est « orangez le monde : mettre fin dès maintenant à la violence à l'égard des femmes ».  

 Selon la directrice de programme, Chaina Étienne, cette campagne a été lancée en 1991 par des activistes du premier institut international pour le leadership des femmes (Women’s Global leadership Institute), qui  continue d’être coordonnée chaque année par le centre pour le leadership mondial des femmes ( Center for wormen’s  global leadership).  

«  La campagne encourage à agir pour prévenir et éliminer la violence à l'égard des femmes et des filles. »

«  Elle est appuyée par la Campagne tous unis pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes d’ici 2030 du secrétaire des Nations unies. »

La directrice de programme, dans son mot de bienvenue et en introduction, a mis l’emphase sur l’ampleur de ce fléau qui ne discrimine pas et transcende toutes les classes sociales.

« La violence n’épargne aucune catégorie de femmes.

Elle existe dans tous les pays, dans toutes les sociétés et particulièrement chez nous en Haïti. À la maison, à l'école dans la rue, au travail sur internet,etc. »

« Trop souvent elle est banalisée et impunie », a-t-elle ajouté insistant sur la nécessité de soutenir les personnes dont la situation les rend particulièrement vulnérables à la violence ce qui nous ramène au thème de cette campagne.

Un appel a été fait à la communauté internationale à agir pour amener plus de personnes à prendre conscience du problème, de renforcer les effets de sensibilisation et à partager les connaissances et des innovations qui pourront mettre fin a la violence à l'égard des femmes.

Mise en contexte de cette campagne

Dans le monde, 35 % de femmes ont subi au moins une fois des violences physiques et/ou sexuelles de la part d’un partenaire intime, ou bien des violences sexuelles de la part d’une autre personne.

Sans compter les harcèlements sexuels, le taux de dépression, d’avortement et de contamination par le VIH sont plus élevés chez les femmes ayant subi ce type de violence, par rapport aux femmes qui ne l’ont pas subi.

Pendant la période de la première année de la pandémie de la Covid-19, les appels aux numéros d’urgence ont été multipliés par 5 dans certains pays en raison de l'augmentation du signalement de violences de la part d’un partenaire intime.

 

Les restrictions en matière de déplacement, l’isolement social, et l'insécurité économique augmentent la vulnérabilité des femmes du monde entier face à la violence subie pendant le confinement.

Violence contre les femmes et les filles en Haïti

À la veille de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre, Haïti fait face à un nombre incalculable de femmes en filles victimes de violences.

Ces dernières restent les plus vulnérables en temps de crise. Les conséquences sur le plan politique, économique et social ne les épargnent pas. Elles sont victimes en effet de toutes les formes de violence qui existent à l'égard des femmes et des filles.

 

Gerard Hirsh Resil

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