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Martin Luther King, indigné dans son séjour éternel !

Martin Luther King, indigné dans son séjour éternel !



Tissu social en lambeau, partisans à couteaux tirés, aux manteaux haineux de Proud Boys, de KKK, de suprémacistes, brandissant le drapeau confédéré, sous les eaux agitées de la déraison ; bizarre qu’une période de passation de flambeau aux USA charrie autant de phobie, d’ineptie et de péripétie pour les institutions régaliennes qui peinent à recoller les morceaux. Les idéaux de paix prônées par MLK ont été hypothéqués, fragilisés et fissurés au cours de ce règne trumpiste, générateur de misogynie, d’impudeur, de cynisme, de sadisme, d’obscurantisme, de racisme et d’égocentrisme. Dans son tombeau panthéonisé, MLK serait en passe de subir un AVC ; les géants du désordre et de la discorde, aux cornes ravageuses, auraient assassiné l’icône de la paix une deuxième fois.


À l’inspiration des pionniers haïtiens qui condamnèrent l’injustice et remportèrent la victoire magnanime sur la fournaise ardente de l’esclavage, les lois de Jim Crow du Code noir allaient être abolies un demi-siècle après la cristallisation de la trilogie salvatrice Liberté-Egalité-Fraternité. Les 13e, 14e et 15e amendements de la Constitution américaine — promulgués respectivement en 1865, abolissant l’esclavage, en 1868, accordant la citoyenneté à toute personne née ou naturalisée aux États-Unis  et en 1870, garantissant le droit de vote à tous les citoyens des États-Unis — sont greffés sur les sacrifices de Toussaint, Dessalines, Christophe et consort, qui ont marqué la merveilleuse page d’histoire et vaincu l’armée française en 1803.

Au cours de son vivant, en bon chrétien vivant, tel un envoyé spécial de Dieu, le docteur King remportait dans la même veine de sublimes victoires sur la démence de la raison. Les justes revendications soulevées par le leader de « Montgomery Improvement Association (MIA) » allaient au-delà d’instruire des actions en justice, de déposer des plaintes pour défendre l’égalité entre les races et les sexes. De nombreuses marches et une kyrielle de discours garnissent les œuvres de ce jeune sociologue surdoué diplômé de Morehouse College et inspiré par les écrits de Henry David Thoreau, qui façonnaient son caractère dans l’idéologie de la désobéissance civile.

Des textes, des sit-in et des marches pour le travail et pour la liberté — la marche pour l’intégration des jeunes dans les écoles, sans distinction de couleur ; la marche de Selma pour réclamer des droits de vote’ I Have a Dream ; Where Do We Go From Here ; I’ve Been to the Mountaintop ; Beyond Vietnam ; Loving Your Enemies - sont autant d’œuvres du révérend pour vaincre le racisme, le matérialisme et le militarisme qu’il baptise de « Giant Triplex ».

Des résultats notoires ont été obtenus à l’issue des différents mouvements de protestations, dont le boycott des bus pour contester avec véhémence l’arrestation de la figure de proue Rosa Park qui refusait de laisser sa place dans un bus de transport public à un blanc arrogant. Les sacrées batailles idéologiques du révérend King visaient la fin des inégalités, des abus, de la violence sous toutes leurs formes et à travers toutes les frontières. Cette révolution acharnée et singulière — conduite sous l’égide de cet envoyé spécial de Dieu parmi les pécheurs, les bourreaux et les prédateurs politiques — est imprégnée des vertus divines, dont la non-violence, la recherche de la paix, le pardon et l’amour.

La portée et le sens unique de cette lutte trouvent leurs racines dans l’application des principes surhumains de l’opprimé, de la victime, l’ostracisé et le marginalisé invités à défendre leurs droits sacrés pour jouir pleinement de leurs droits civils et politiques, mais aussi et surtout avec la motivation de pardonner et de traiter leurs bourreaux avec amour.

Non seulement pour les États-Unis, mais pour tous les pays du monde entier, les œuvres inspirantes de MLK ont exalté et cristallisé les visions extraordinaires dégagées dans les prescrits bibliques et de la Déclaration des droits de l’Homme pour un monde libre et juste où règnent la paix et le bonheur.

« Rendre coup pour coup, c’est propager la violence, rendre plus sombre encore une nuit déjà sans étoiles. Or les ténèbres ne peuvent se dissiper par elles-mêmes. C’est la lumière qui les chasse. De même la haine ne supprime pas la haine. Seul l’amour y parviendra. C’est là la beauté de la non-violence : libre d’entraves, elle brise les réactions en chaîne du mal. Le révérend pasteur a ajouté : la haine trouble la vie ; l’amour la rend harmonieuse. La haine obscurcit la vie ; l’amour la rend lumineuse ».

L’anniversaire du révérend King célébré dans l’hypocrisie

Ce lundi 18 janvier 2021, les projecteurs sont allumés, des feux d’artifice multicolores fusent vers le ciel pour rendre un flamboyant hommage et festoyer dans tous les coins et les recoins des États-Unis l’anniversaire de naissance du révérend Martin Luther King Jr. Fêté chaque troisième lundi du mois de janvier, autour de la date de l’anniversaire du révérend le 15 janvier, le Martin Luther King Day (jour de Martin Luther King) est férié aux États-Unis depuis 1986.

Cette éminente figure emblématique de la paix, la justice, la sécurité et la fraternité — au cœur pur, rempli d’amour, de générosité, muni d’une magnanime vision et d’un sens de leadership effarant pour tenir la plaidoirie d’une nouvelle société américaine et d’un monde nouveau, sans violence, sans discrimination, sans exclusion économique, politique et sociale — reste gravée dans les annales de l’histoire. La vie exemplaire du révérend King constitue une source d’inspiration intarissable pour assurer l’harmonie et la bonne gouvernance sur cette sphère aplatie aux deux pôles.

La majestueuse lutte engagée par le pasteur, au cours des années 1960, a été menée sur trois fronts qu’il baptisait sous le vocable le « Giant Triplex » : le racisme, le militarisme et le matérialisme.

Face à l’assassinat crapuleux de Georges Floyd, MLK aurait regretté de continuer de remémorer à des gouvernants son plus grand discours rassembleur « I Have a Dream », prononcé devant 200 mille spectateurs à Washington D.C, le 28 août 1963. Ce fameux texte expose les méfaits et les inefficiences des pratiques inégalitaires et racistes qui empêchent d’aspirer à une Amérique digne, égalitaire, juste et épanouie.

« Les Noirs représentent un îlot de pauvreté au milieu d’un vaste océan de prospérité matérielle. Un siècle plus tard, les Noirs languissent toujours dans les marges de la société américaine, des exilés dans leur propre terre. Alors nous venons ici aujourd’hui pour exposer notre condition effroyable. Nous venons à la capitale de notre nation pour demander, en quelque sorte, le paiement d’un chèque. Quand les architectes de notre République écrivirent les textes magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d’Indépendance, ils signèrent un billet à l’ordre de chaque Américain. C’était la promesse que chacun serait assuré de son droit inaliénable à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur. Il est aujourd’hui évident que l’Amérique a manqué à cet engagement quant à ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l’Amérique a passé au peuple noir un chèque qui revient marqué “sans provisions”. Mais nous ne saurons croire qu’il n’y a plus suffisamment de provisions dans les grands coffres d’opportunités nationaux. Alors nous venons exiger notre paiement contre ce chèque, paiement sur demande des richesses de la liberté et de la sécurité que procure la justice. “Je rêve qu’un jour, sur les collines rousses de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens esclavagistes prendront place tous ensemble à la table de la fraternité. […] Je rêve qu’un jour mes quatre petits-enfants vivront dans une nation où ils ne seront plus jugés sur la couleur de leur peau, mais sur leurs mérites”.

Bizarre que les États-Unis continuent de brandir en 2020 des pancartes d’une plaidoirie tautologique de “Black Lives Matter”. C’est comme un retour à la pratique aveugle du Code noir et à la loi de la jungle. Gravissime !

Des progrès de l’humanité inspirés du “legacy” de MLK

L’accès des Noirs à des universités prestigieuses, aux fonctions honorifiques, académiques, politiques, dans les espaces publics, aux restaurants, dans les bus ; participation inclusive à la vie sociale et politique, aux élections. Sur le plan de l’idéologie raciale, Martin L. King souriait, exultait et jubilait de constater que ses luttes pacifiques fatidiques ont porté des fruits succulents.

Barak Obama installé au Bureau ovale en 2008 a constitué l’apothéose du “Dream” de MLK qui préconisait un monde où les enfants de la planète ne seraient pas jugés selon la couleur de leur peau, mais sur une base méritocratique. Après cette cerise sur le gâteau — qui a confirmé que les fruits de la raison ont tenu la promesse des graines et des fleurs de l’amour semées par le révérend MLK et arrosées par le président JFK — les martyrs de la liberté, qui se sont offerts en holocaustes pour sauver America et l’humanité de la bêtise cérébrale de la suprématie raciale, s’étonnent face à ce déclin de la démocratie moderne dont la méritocratie représente des pylônes imperturbables.

Depuis quatre ans, un mauvais blanc mastodonte, pyromane, rancunier — au cœur très petit, au discours corrosif, intronisé dans une honte gérontocratique — souffle sur les braises pour transformer de petits feux volants en des volcans géants. Propos incendiaires, incitation à la violence, promotion de l’insulte et de l’indécence, la grosse pointure sans triture au fauteuil de la première magistrature des États-Unis a fait ressasser et revivre dans la douleur atroce des blessures cicatrisées qui avaient été enterrées avec la hache de la guerre haineuse entre les races, les ethnies et les sexes depuis plusieurs décennies.

Vaniteux, condescendant, humiliant des professionnels, des sommités scientifiques, des figures emblématiques, invectivant des femmes, se moquant de personnes à mobilité réduite, “Donald Trump était en course pour décrocher la médaille du moins raciste”. Il n’y aurait pas de comportements et de propos plus convaincants pour cataloguer ce vilain président de fasciste et de naziste du siècle présent.

Le nazisme et le trumpisme, les mêmes vermines

Le racisme et l’autoritarisme en Amérique en 2020 : quelle serait la ligne de démarcation entre le nazisme et le trumpisme ?

Hormis le cachet contemporain, juste deux époques hétérogènes qui ne leur garantissent les mêmes résultats démoniaques, le nazisme d’Adolph Hitler et le trumpisme piloté par Donald Trump, respirent le même type d’oxygène et se nourrissent des mêmes vitamines productrices de xénophobie, agoraphobie, claustrophobie, dermatose, arthrose, cyphose, de psychose et d’overdose d’antipathie. Les mêmes vermines.

Les mêmes gènes anxiogènes, pathogènes, pyrogènes et criminogènes, géniteurs d’animosité, d’hostilité, d’atrocité, de cruauté, de sauvagerie, de barbarie. Les atavismes du nazisme sont ancrés dans les acrobaties trumpistes qui ressuscitent les tristes attitudes arrivistes, clanistes, chauvinistes, terroristes, affairistes et suprémacistes de certains groupuscules bornés, enflés d’orgueil, à cataloguer de moyenâgeux.

S’ils étaient de la même génération, c’est sans conteste que Trump se mettrait du côté d’Hitler pour construire un duo explosif dans les crimes spectaculaires. Dieu merci, ils ont été séparés de trois quarts de siècle. Sinon, au lieu de six millions de juifs pendus, vendus, perdus, décapités et éventrés, l’histoire aurait pu enregistrer plus de 15 millions ou 20 millions de morts causés par le couple siamois célèbre nazizme-trumpisme.

Dommage pour le monstre hyper-agité, révélé à la Frankenstein, mais enchaîné par les institutions de vigie ; sans quoi, à l’heure qu’il est, les ténèbres envahiraient America dans l’insurrection, l’explosion et la guerre civile. À l’œuvre luciférienne au Capitole, symbole sacré de la démocratie moderne, qui a causé cinq morts le 6 janvier dernier, ce républicain difforme dégaine une énorme rengaine et une haine multiforme pour tenter de demeurer dans la bulle officielle en dehors des normes et des référents non conformes aux vertus de l’alternance politique.

Ère de modernité, de liberté d’expression, de maturité professionnelle et de respect institutionnel, malgré les menaces itératives du champion de la zizanie, les acteurs de la presse, les figures académiques et les cadres des institutions de vigie n’ont pas cédé aux caprices destructrices de cet Américain indigne, inapte à exhiber le logo national avant son ego personnel. Les nobles entités privées et publiques ont sciemment joué leur partition afin d’éviter le chaos provoqué par un Donald Trump paranoïaque, maniaque et insomniaque.

Comme dans les séries et les longs métrages hollywoodiens, à la suite des coups traîtres d’ennemis internes ou externes, le drapeau américain finit toujours par scintiller de ses lumières multicolores étoilées. Après la proclamation des résultats des scrutins de 2020, le courage et la probité ont sauvé la démocratie américaine des élans trumpistes incendiaires et génocidaires.

Cauchemardesque ; j’imagine l’ampleur du syndrome de divinité pour régner d’éternité en éternité qui aurait hanté Donald Trump s’il siégeait plutôt au fauteuil bourré de la cité délabrée de l’archipel des Antilles.

Des ramassis de majigridis, des accords désaccordés, des décors psychotiques et des dilatoires à tribord et à bâbord, l’OEA, le Core-Group et les Ambassades en battraient des records et feraient des tonnes de recettes d’ingérence pour tourner la démocratie en dérision au profit d’un statu quo inutile sinon meurtrier pour la collectivité. Trump aurait trouvé un certain Opont restavèk, racketteur, mercantiliste, pour servir de pont entre les institutions internes et externes pour badigeonner la souveraineté nationale en des résultats d’élections frauduleuses.

Époques différentes, Trump n’évoluait pas en 1945. Espaces géographiques différents ; Trump ne dirigeait pas Haïti. Autrement, de connivence avec la presse prostituée et avec la complicité des faux-amis de l’international, la gouvernance mazette règnerait en maître et seigneur. Le chaos atteindrait son paroxysme.

Si vous aimez vraiment MLK, observez ses commandements

Les dirigeants actuels, pour la plupart des belligérants assoiffés de pouvoir, des haineux qui honorent hypocritement l’immortel MLK, pratiquent exactement le contraire du message de paix et d’amour qui embaume le parcours terrestre de cet être céleste.

On en compte des détraqués qui détruisent des vies humaines, qui sèment l’amertume, la peur, la terreur. Ils polluent l’environnement, ruinent les infrastructures sanitaires et éducatives ; ils propagent des maladies, sèment le deuil, vident la vie de son sens divin. Ils tiennent de faux discours rassembleurs pour rehausser dans l’hypocrisie le mémorial de ce martyr de la justice, de la paix et de l’amour. De tels dirigeants ne font pas honneur au Dr Martin Luther King dans leurs machinations et leurs agissements politiques qui obstruent la lumière divine.

Aujourd’hui decrescendo, sur fond d’inquiétude de menace nationale, les États-Unis planifient une passation de pouvoir dans un climat tendu au Capitole, à la Capitale et dans tous les États. Des malandrins, supportés notamment par un vilain président qui prêche la violence, fissurent les colonnes démocratiques érigées par les pères fondateurs. Le révérend King s’indigne que l’illustre America d’Obama puisse descendre si bas en se laissant déshumanisée par la Trumperie.

Les gouvernants et les gouvernés sont interpellés à honorer le révérend pasteur Martin Luther King en des hommages bien mérités en poursuivant la paix, la justice et l’amour à travers des négociations et des communications fructueuses et respectueuses. La vie humaine — peu importe le genre, la culture et la couleur de la peau — est sacrée. Au profit des enfants, dans l’intérêt du bien-être collectif, pour obéir aux vertus divines, nous sommes condamnés à vivre dans l’harmonie.

Let’s Heal the World and Make it a Better Place for the Human Race. Telles seraient les vives recommandations de l’immortel Martin L. King.

Carly Dollin
carlydollin@gmail.com




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