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Pour une commission de normalisation sans extrémistes

Pour une commission de normalisation sans extrémistes



Le football haïtien nage depuis quelque temps dans le bassin des incertitudes. Suite à la suspension à vie de l'ex-président de la FHF, Dr Yves Dadou Jean-Bart, trahi par la majorité de ses collaborateurs fédéraux, la FIFA confirme, depuis novembre 2020, l'installation d'une nouvelle Commission à la tête de la Fédération haïtienne de football. Dans une atmosphère tendue, on attend les premières offensives de cette Commission.


D'autres responsables fédéraux risquent de tomber et de recevoir une sévère sanction de l'organisme de tutelle dans le cadre de l'épineux dossier d'abus sexuel largement commenté depuis l'éclatement de cette affaire dans les colonnes du quotidien anglais The Guardian.

L'enquête de la FIFA au sujet de ce feuilleton fédéral n'a rien de commun avec les fréquentes « enquêtes sans suite » de la défaillante justice haïtienne. En dépit de ce choquant chapitre d'abus sexuel qui affecte considérablement notre tissu footballistique, c'est plutôt la monstrueuse division trentenaire qui est surtout à la base de la chute de Dadou qui compte de puissants ennemis et des détracteurs à la pelle.

Pour ceux qui ne connaissent pas les vieux couloirs de notre football, il importe de préciser que cette division a été enfantée par certaines actions irréfléchies. Notons quelques-unes : i) le lancement à la va vite du Championnat national haut niveau lors de la saison 89-90, une saison volcanique; ii) La mise à l'écart de la Coupe Pradel qui ne cesse de provoquer de chaudes et interminables discussions dans les milieux footballistiques ; ii) l'indigeste conflit Port-au-Prince-province cyniquement inventé au laboratoire des intérêts claniques ; et iv) le sonnant et indigeste litige FHF-ministère des Sports pendant plusieurs années. Le reflet du ridicule, en quelque sorte.

Ce sont surtout ces entreprises porteuses de controverses qui ensemencent depuis plus de trente (30) ans les champs de l'orageuse division sur le circuit football. Puisque le courant ne passait pas entre les antagonistes, cela favorisa la première intervention directe de la FIFA dans les affaires du football haïtien en installant à la fin de 1998 un Comité exécutif fédéral provisoire ayant à sa tête le président du Comité olympique haïtien (COH), Jean-Édouard Baker.

Dans une conjoncture explosive, ce Comité n'avait pas la tache facile. Mais il a organisé les compétitions nationales (masculine et féminine), tout en ouvrant la route débouchant en octobre 2000 sur l'organisation des élections remportées par le cartel ayant à sa tête le Dr Yves Jean-Bart.

Vingt (20) après, c'est la radiation à vie du président Jean-Bart qui mit un terme au long règne de cette équipe fédérale. Ce qui entraine une 2e intervention de la FIFA qui a confirmé en novembre 2020 la formation d'une Commission de normalisation dont le mandat de deux (2) ans expirera le 30 novembre 2022. Pour certains responsables avisés, une année suffit pour exécuter le cahier de charges de la Fédération internationale de football. Deux ans ou un an, l'essentiel est de sauver le football haïtien.

En attendant les premiers pas de cette Commission-FIFA, on enregistre naturellement des commentaires y relatifs dans tous les milieux du ballon rond. On met notamment l'accent sur la composition de cette tant attendue Commission de sauvetage qui doit refléter compétence, complémentarité, objectivité, ouverture et correction.

Le cahier de charges de la Commission de normalisation expose, entre autres, les points suivants : modification des Statuts de la FHF, organisation des élections. Aucun membre de cette « structure pompier » ne peut briguer un poste dans le cadre des élections. Il y aura doncdu pain sur la planche pour les agents de redressement de la machine structurelle de la Fédération haïtienne de football.

Autre point important dans cet exercice, les commissionnaires doivent être des sportifs qui inspirent confiance. Cette commission serait un échec planifié si des extrémistes en font partie. D'autant qu'il faut éviter que des conflits internes ne viennent ternir l'image de cette Commission.

Enfin, au sein de cette commission de normalisation, il importe de ne pas pratiquer le favoritisme, le caporalisme, le clanisme et l'exclusion, quatre poisons violents qui, pendant les trois (3) dernières décennies, ont mis en déroute la sportivité, le savoir-vivre et la décence sur le plus grand circuit du sport national.

Le football haïtien longe un sombre boulevard sur des béquilles pourries. Ainsi, des dossiers de plusieurs dimensions attendent les membres de la Commission de normalisation. La réussite de cette équipe dépend non seulement de ses rapports avec les diverses entités de la région football, mais surtout de la maitrise des dossiers à traiter dans ce secteur structurellement en panne.

Raymond Jean-Louis




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