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Diego Maradona, une étoile s’est éteinte !

Diego Maradona, une étoile s’est éteinte !



Le légendaire footballeur argentin Diego Armando Maradona est décédé, ce mercredi 25 novembre 2020, des suites d’un arrêt cardiaque. L’ancien joueur de Naples et champion du monde avec la sélection d’Argentine est parti pour l’au-delà à l’âge de 60 ans. Son départ suscite la réaction des amoureux du ballon rond dans le monde.


Ce mois de novembre 2020 aura été le dernier qu’a vécu Diego Maradona qui vient de fêter ses 60 ans le 30 octobre dernier. Il s’est éteint dans la maison de repos où il s'était installé après son opération à la tête. La mort d’un champion est toujours un événement triste. Celle du « Pibe de Oro » (« le gosse en or »), laissera un grand vide chez les amateurs de ballon rond. L’auteur de la « main de Dieu », le protégé de la mafia napolitaine, l’ami de Fidel Castro et d’Hugo Chavez, restera comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football. Un génie du ballon à l’inspiration insolente.

Ses origines pauvres ont contribué à façonner le « mythe Maradona » dans l’imaginaire populaire argentin, surtout parmi les plus démunis. Malgré ses frasques et sa déchéance, ses fans l’ont aimé jusqu’au bout d’un amour viscéral, inconditionnel et éternel. A 18 ans, le prodige connaît aussi ce qu’il vit comme la « pire injustice » de sa carrière. Le sélectionneur Cesar Luis Menotti le juge en effet trop tendre pour participer au Mundial de 1978, organisé par l’Argentine du dictateur Jorge Videla.

Il commence par prendre sa revanche, en 1979, à Tokyo, où l’équipe junior d’Argentine est sacrée championne du monde. La même année, contre l’Écosse, à Glasgow, il marque son premier but sous le maillot, cette fois, de la grande sélection argentine. En club aussi, sa situation évolue. En 1981, la formation la plus prestigieuse de Buenos Aires, River Plate, lui propose de quitter Argentinos Juniors. Mais il opte finalement pour une autre équipe de la capitale : Boca Juniors, éternelle rivale de River Plate.

Le moment le plus glorieux de sa carrière remonte à 1986, lors de la Coupe du monde de la FIFA dans une affiche hautement symbolique pour les quarts de finale. Quatre ans plus tôt, la guerre des Malouines a opposé les deux pays. Au stade Azteca de Mexico, il règne un air de revanche. Tout un peuple attend une victoire argentine sur l’« impérialisme » britannique et mise évidemment sur Maradona pour y parvenir.

Après une première mi-temps sans éclat, à la réception d’un centre aérien, l’idole devance la sortie du gardien anglais Peter Shilton et loge le ballon – de la main – dans les filets adverses. Comme un retour en grâce, après un purgatoire de cinq minutes. Maradona, survolté, reçoit le ballon dans sa moitié de terrain, à 5 mètres de la ligne médiane. Il pivote, démarre en trombe, slalome entre Peter Reid et Peter Beardsley, donne un coup de reins pour crocheter Terry Butcher, puis Terry Fenwick, déséquilibre Butcher qui tente en vain de le tacler, et trompe une seconde fois Peter Shilton d’un tir, au premier poteau, de son pied gauche magique. Un chef-d’œuvre de but. Un régal de onze secondes.

En demi-finale, Maradona inscrit deux buts contre la Belgique. En finale, contre l’Allemagne, il ne marque pas, mais offre le but de la victoire (3-2) à Jorge Burruchaga. Il tient sa revanche sur Menotti et l’affront de sa non-sélection en 1978 : l’Argentine est à ses pieds.

En quatre participations à des phases finales de Coupe du monde, ce sera son seul titre. Maradona jouera au total 21 matches à ce niveau, marquera huit buts et chutera en finale en Italie, en 1990, face à l’Allemagne (1-0).

Après l’épopée de Naples où Diego a offert deux titres de champion à ce club du sud d’Italie, une partie de sa vie a été marquée par son addiction pour la drogue. Trafics et mafias en tout genre, excès, provocations, amitiés douteuses vont désormais baliser la fin de sa carrière. Dès lors, sa vie ne sera plus qu’une lente et inexorable dégringolade. Peu après son retour en Argentine, au printemps 1991, il est arrêté pour consommation de cocaïne et incarcéré. En 1994, il passe de nouveau devant les tribunaux pour avoir tiré à la carabine sur des journalistes (il sera condamné plus tard à deux ans de prison avec sursis). Ses ultimes dribbles, dans le championnat argentin, sous les couleurs de Newell’s Old Boys (1993-1994) et de Boca Juniors (1995-1997), ne seront pas plus convaincants : comme entraîneur particulier, Maradona ne trouve pas mieux que de s’attacher les services du sprinteur canadien Ben Johnson, lui-même suspendu à vie pour dopage. Fin 1997, il est de nouveau contrôlé positif à la cocaïne.

À de nombreuses reprises, ces dernières années, des rumeurs l’ont donné à l’article de la mort, voire bel et bien décédé. Diego Maradona se savait en sursis depuis longtemps. Finalement, il est parti pour toujours ce 25 novembre 2020 qui marque aussi la fin de parcours d’une légende, un virtuose du ballon rond.

Sources combinées




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