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La qualité des soins : un atout majeur pour le développement du secteur de la santé en Haïti

La qualité des soins : un atout majeur pour le développement du secteur de la santé en Haïti



« Une démarche qui doit permettre de garantir à chaque patient la combinaison d’actes diagnostiques et thérapeutiques qui lui assurera le meilleur résultat en termes de santé, conformément à l’état actuel de la science médicale, au meilleur coût pour un même résultat, au moindre risque iatrogène et pour sa plus grande satisfaction en termes de procédures, de résultats et de contacts humains à l’intérieur du système de soins », telle est la qualité des soins selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).


La qualité des soins a un aspect multidimensionnel et est dotée de plusieurs critères, dont l’équité, l’efficacité, la sécurité, entre autres. Une mauvaise qualité des soins impacte toutes les interventions en termes de prise en charge globale du patient, de son entrée à sa sortie d’une structure de soins et durant un parcours de soins défini en fonction de ses besoins.

Les indicateurs de santé d’un pays permettent de mettre en lumière la qualité des soins. Ces indicateurs de l’état de santé (démographiques et épidémiologiques) ont pour but de faire une évaluation et d’identifier les problèmes principaux afin de mettre en place des actions adaptées.

Selon l’enquête mortalité, morbidité et utilisation des services (EMMUS-VI) publiée en 2018, sur 100 000 naissances vivantes, 529 femmes meurent pendant l’accouchement ou dans les 42 jours qui suivent l’accouchement. Une estimation qui peut être bien plus grande lorsqu’on connaît le contexte sanitaire du pays où il y a des gens qui sont complètement oubliés, voire même qui ne comptent pas parmi les Haïtiens.

Aussi faut-il souligner les conditions précaires et infrahumaines dans lesquelles les soins sont dispensés ; des hôpitaux dont l’odeur ne diffère pas du centre-ville de la capitale, le risque accru d’infections nosocomiales…

La pandémie du coronavirus a mis une fois de plus à nu notre système de santé en coma depuis longtemps. Tout ceci nous permet de retirer la sonnette d’alarme. Une prise de conscience des autorités de l'État haïtien est indispensable à propos de la place accordée à la santé dans le système politique haïtien. L’optimisation de la part du budget lié à la santé sera un atout majeur afin d’accroître l’offre de soins et l’amélioration de sa qualité.

Afin de débuter la mise en place d’un système de soins digne de ce nom, il y a une grande nécessité d’avoir au sein de chaque département un organisme de contrôle de la qualité des soins (OCQS). Celui-ci se chargera d’inspecter les établissements de santé, d’élaborer des protocoles et de promouvoir des actions visant à améliorer la qualité des services. Les établissements et les structures de soins seront tenus à respecter les règles et les protocoles spécifiques de qualité. Encore seront-ils soumis à des contrôles réguliers (annuels/trimestriels).

La situation sanitaire en Haïti est certes critique, mais il est encore temps d’agir. Tout ne se fera pas en quelques années, c’est évident. Il est nécessaire que le gouvernement y mette du sien et revoie ses priorités. La santé du peuple haïtien ne doit en aucun cas être mise en péril au profit de futilités quelconques.

Manezanilla FLORVIL
Étudiante en Master Santé publique à l’Université de Lorraine




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