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Éducation citoyenne : ce que tout Haïtien devrait savoir ?

Éducation citoyenne : ce que tout Haïtien devrait savoir ?



Dans l’ouvrage : « Ce que tout citoyen, toute citoyenne devrait savoir », l’auteur et ancien ministre de l’Éducation, Rosny Desroches propose une artillerie pour élèves du nouveau secondaire et de tout public, que l’on pourrait résumer à tout Haïtien, à chaque Haïtien en matière d’éducation civique et citoyenne. Pourquoi encourager une plus large diffusion de cet ouvrage écrit dans les deux langues officielles du pays, le créole et le français ?

De la collection Livrets méthodistes, cet instrument pédagogique offre des thématiques les plus diversifiées, mais toutes complémentaires, les unes aux autres et participe dans la préparation et la fabrication d’un citoyen informé, avisé et responsable.

Dans le premier chapitre, on retient les thèmes suivants : Connais-toi, toi-même ; Oui, je peux ; Vers le progrès ; Libre et responsable. Le second chapitre propose les sujets suivants : Identité ; État civil et nationalité ; culture. Le troisième poursuit dans la démarche autour des thématiques suivantes : Solidarité, respect, égalité et Justice, inclusion et amour.

Des termes à retenir dans les réflexions personnelles, ou des thèmes à développer lors des discussions et à mettre en valeur au niveau des connaissances, des compétences et des comportements; pratiquement tout citoyen et toute citoyenne évoluant en Haïti devrait savoir et mettre en pratique dans l’intérêt et le respect du plus grand nombre, la confiance en soi, le progrès, le travail, la liberté, la responsabilité, la solidarité, le respect, l’égalité, la justice, l’inclusion, l’amour, le sens de l’intérêt général, la vérité, l’honnêteté, la rigueur, la détermination et le leadership.

Dans les premières semaines qui débutent chaque Nouvel An, selon la tradition, ce ne sont pas les vrais faux vœux qui manqueront entre les rencontres et les salutations, les correspondances et les publications sur les réseaux sociaux. Et si l’on s’engageait sans fard dans la valorisation des principaux thèmes qui composent le troisième chapitre titré : « Je suis un être social », pour inviter chaque citoyen et chaque famille en Haïti à prioriser les valeurs telles : la solidarité et le respect, l’égalité et la justice, l’inclusion et l’amour ? Ce sont pratiquement des qualités qui manquent terriblement chez la majorité des Haïtiens au pouvoir, et chez ceux-là qui parmi les marginaux les plus puissants disposant du pouvoir de vie et de mort sur d’autres paisibles citoyens vulnérables !

Durant l’année 2021 et pour toutes les autres décennies qui vont compléter l’existence humaine, les Haïtiens devraient pouvoir se solidariser contre le mal dans toutes ses dimensions (voilées et visibles), qui affecte l’ensemble des couches de la population. Respecter la vie des autres, travailler pour un rapprochement et une harmonisation dans les jeux d’intérêt autour de l’égalité, la justice, l’inclusion et l’amour.

Devant tous ces défis antérieurs et actuels, l’auteur Rosny Desroches propose dans le quatrième chapitre, une liste de groupes sociaux qui composent la société civile, dont l’implication est et sera déterminante dans la solidarité souhaitée dans le chapitre précédent. La famille, l’école, la religion, les associations, la société civile, l’association en tant que lieu d’apprentissage, le développement ou la consolidation de certains acquis, les associations et participation citoyenne et de société civile, permettent d’apprécier la logique constructiviste du professeur Desroches.

D’autres concepts aussi importants comme : Le citoyen, les collectivités territoriales ; Civisme et Valeurs ; Constitution, Etat et Lois, Démocratie ; Organisation économique et sociale ; Haïti dans le monde, argumentent les cinq autres des dix chapitres de cet ouvrage devenu un véritable guide du citoyen haïtien, et un classique que chaque Haïtien devrait consulter dans sa formation personnelle et sociale.

Dans l’avant-propos on peut lire ce qui suit : « Nous avons inscrit cet ouvrage dans la tradition du “Précis d’Instruction Civique et Morale « des Frères de l’Instruction Chrétienne, en ce sens que quelques-uns de ses chapitres sont consacrés à la promotion de valeurs morales, qui nous paraissent indispensables à un citoyen digne de ce nom. Selon nous, la citoyenneté repose sur un socle de valeurs solides… ».

Dans ce même paragraphe, l’auteur poursuit : ‘Le citoyen, nous le concevons [‘Actif, solidaire et responsable’. ‘Solidaire’ et ‘responsable’, tels sont les deux termes utilisé la loi cadre portant orientation du système éducatif haïtien, pour qualifier la formation que l’École haïtienne doit donner à l’élève. Nous y avons ajouté ‘actif’ car le citoyen et la citoyenne que nous souhaitons pour Haïti, ce n’est pas une personne passive qui se contente de se conformer aux lois et de faire attentions aux autres, mais quelqu’un qui, conscient de son rôle dans la communauté, prend des initiatives, innove, est actif et dynamique. Un citoyen, qui pour reprendre le mot du président américain John Fritzgerald Kennedy, ‘ne se demande pas ce que le pays peut faire pour lui, mais ce qu’il peut faire pour le pays’.

Démarche alimentée et argumentée par une forme d’intelligence collective, le professeur Rosny Desroches poursuit ainsi dans sa mise en contexte de l’ouvrage ‘Ce que tout citoyen, toute citoyenne devrait savoir’, en rappelant : ‘Avant d’entamer la rédaction de cet ouvrage, nous avons entrepris au cours de l’année 2013, dans le cadre des réunions hebdomadaires de l’initiative de la Société Civile (ISC), une réflexion collective sur la question des valeurs en Haïti. Plusieurs séances y ont été consacrées. Il serait fastidieux de citer les noms de tous les représentants d’organisation qui y ont participé. Toutefois, nous voulons mentionner et remercier de façon spéciale quelques groupes, qui ont apporté une contribution particulière à cette réflexion…’.

Des institutions et personnalités retenues dans la liste des contributeurs aux réflexions sur les valeurs en Haïti, telles que le Réseau national de Défense des Droits Humains (RNDDH), le groupe d’Action et de Réflexion sur les Réfugiés et les Rapatriés (GARR), Justice et Paix (JILAP), EQUITAS, Fondation IDEO (FOI), avec la philosophe Martine Libertino, et plusieurs autres partenaires comme le centre d’Interventions sociales (CEIS), la fondation haïtienne de l’Enseignement privé (FONHEP), la confédération nationale des Éducateurs haïtiens (CNEH), bénéficient de la marque de reconnaissance de l’auteur.

Devant l’obligation de repenser ou de réinventer l’être haïtien, qui est appelé à devenir un citoyen actif, solidaire et responsable, l’auteur nous propose une sélection de valeur des plus pertinentes à prendre en compte dans l’éducation formelle et informelle en Haïti.

Dominique Domerçant




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