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Devenir diplomate : un salon des métiers pour informer les jeunes en Haïti !

Devenir diplomate : un salon des métiers pour informer les jeunes en Haïti !



Diplomatie et relations internationales (RI), tels sont les deux champs institutionnels et professionnels complémentaires tournés vers les États et les organisations internationales, qui favorisent une grande mobilité entre les frontières, et offrent un ensemble d’avantages, de privilèges, de prestige et des contraintes pas toujours visibles à première vue.

Devenir diplomate, c’est être engagé au sein de l’administration centrale, ou disposer d’une mission et un poste à l’extérieur du pays, dans l’une des trois principales structures du réseau des ambassades, des missions permanentes et des postes consulaires dans le monde.

Dans le respect des différents engagements signés par le pays ou de l’institution internationale, selon les Conventions de Vienne en particulier, on retient les principaux emplois ou métiers de références tels : l’ambassadrice pour une femme et ambassadeur pour un homme ; Cheffe ou chef de poste diplomatique ; chargé du protocole ; chargé des affaires consulaires ; conseiller spécial ; conseiller spécialisé dans l’un des domaines suivants (coopération, politique, militaire, économique, culturel, humanitaire, etc.) ; gérant d’un poste diplomatique ; consul général ; interprète et traducteur ; et toutes les autres responsabilités administratives (secrétaires, comptabilité…), techniques ou stratégiques, telles la communication, les archives et la logistique, entre autres.

Derrière les annonces publiques de nominations des nouveaux ambassadeurs dans la diplomatie haïtienne en novembre 2020 (entre renouvellement et/ou renforcement), après la promotion d’une sélection de jeunes cadres dans des postes à l’extérieur, il y a quelques mois, il y a certainement des non-dits à prendre en compte dans cette nouvelle dynamique diplomatique, politique, institutionnelle et sociétale. Comment ces choix vont-ils influencer l’image de la diplomatie haïtienne ? Dans quel sens ces promotions vont-elles encourager plus de jeunes à se lancer dans des choix de métiers susceptibles de les faire intégrer les administrations diplomatiques et les institutions internationales ? En dehors de la direction des affaires culturelles du ministère des Affaires étrangères qui s’occupent en partie de la gestion des bourses d’études, quelle autre instance du pays dispose des fonctions pour informer et conseiller les jeunes en Haïti en matière d’orientation professionnelle dans les métiers de la diplomatie et des relations internationales ?

Des parents rêvent, un jour, de voir leurs enfants ou d’autres membres de leur famille devenir diplomate, ambassadeur, consul, etc. Pourtant, ces derniers, en dehors des familles qui disposent au moins d’un membre qui a fait carrière dans la diplomatie, ne disposent pas toujours des informations pertinentes ou des pistes à proposer à partager avec les jeunes.

Devenir diplomate en Haïti. Pourquoi et comment ? Quelles sont les étapes à franchir ? Comment construire une carrière dans la diplomatie ? Quels sont les pré-requis, les avantages et les limites de la fonction diplomatique ? Comment différencier un diplomate de carrière (qui a fait échelon au sein de l’administration centrale) et un diplomate qui a bénéficié d’une nomination politique ? Quelles sont les qualités d’un bon diplomate en dehors de la nature et le contexte de son intégration dans le système ? Comment la mondialisation offre-t-elle de nombreuses opportunités aux étudiants formés dans la diplomatie et les relations internationales ? Pourquoi toutes les grandes institutions, dans tous les domaines d’activités disposent-elles d’un service, d’une direction ou d’un consultant en coopération ou des relations internationales ?

Des jeunes qui viennent de terminer leurs études classiques en Haïti, ont grandement besoin des conseils en matière d’orientation professionnelle et des opportunités de la mondialisation, sur les métiers de la diplomatie et des relations internationales. Au cours d’une journée porte ouverte, d’un salon des métiers ou d’une semaine de sensibilisation sur les métiers en question, ces derniers pourraient grandement rencontrer les diplomates de carrière qui pourraient les informer, les conseiller et les aider à se défaire de certaines illusions, des mythes et des critiques relatifs aux activités et structures diplomatiques, parmi les instances politiques et administratives hautement stratégiques, où la culture du retenu, le sens de la réserve, de la hiérarchie et du protocole font partie des normes non négociables, en dehors des banques.

Depuis l’école, malheureusement dans le système éducatif haïtien, l’État tarde à inscrire des cours abordant des thèmes comme la mondialisation, la négociation, la diversité culturelle ou le protocole, qui constituent les bases de la diplomatie et des relations internationales, afin de préparer une nouvelle génération de citoyens beaucoup plus avisés, préparés pour profiter des opportunités de la mondialisation tout en se protégeant des défis de cette dernière, en lien avec l’article publié antérieurement sur la « Diplomatie à l’école ».

Des informations souvent pertinentes, que les jeunes qui viennent de boucler leurs études classiques, et qui rêvent de représenter leur pays, de négocier ou de voyager avec un passeport diplomatique devraient pouvoir maîtriser. Pourquoi encourager des jeunes en Haïti en 2020, à s’investir dans des études diplomatiques et internationales ? Quels sont les métiers connexes comme le droit, l’économie, la communication, l’armée, parmi tant d’autres qui pourraient ouvrir une porte dans l’une des ambassades ou des organisations internationales ? Quelles sont les statistiques disponibles sur la formation et le placement des ressources humaines dans la diplomatie ? En 2020, existe-t-il un classement des institutions qui assurent la formation des professionnels de la diplomatie et des relations internationales, pour pouvoir mieux encourager les parents en Haïti et les proches dans la diaspora à investir dans les études supérieures de leurs enfants ? Pourquoi l’organisation d’un salon des métiers de la diplomatie et des relations internationales pourrait-elle contribuer dans la diffusion des informations (qualitatives, quantitatives, pertinentes) indispensables pour les familles haïtiennes, l’administration centrale de la diplomatie et l’économie nationale dans les choix les plus déterminants dans la vie des jeunes ?

D’une pierre plusieurs coups, le salon des métiers de la diplomatie et des relations internationales offrirait aux autorités diplomatiques haïtiennes la possibilité de rencontrer le grand public, aux ambassades établies en Haïti l’occasion d’informer sur les opportunités de bourses et des stages, aux institutions spécialisées dans la formation initiale et continue des professionnels de la diplomatie de présenter la diversité des offres de services, aux institutions connexes et des entreprises qui exposent des produits destinés aux jeunes (hommes et femmes), en formation et aux cadres en poste de s’approvisionner, en livres, en valises, en costumes, cravates, et d’autres accessoires qui renforcent l’élégance et le protocole.

Dominique Domerçant




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