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L’Amérique est de retour !

L’Amérique est de retour !



Voilà un slogan qui revient à chaque fois, comme pour marquer le retour d’un cycle dans l’histoire des relations internationales. Dans les années 80, après la présidence de Jimmy Carter, considéré par les républicains comme une époque où l’Amérique reculait face à « l’expansionnisme » soviétique-, « America is back », fut le leitmotiv de la politique étrangère du président Ronald Reagan.

Le nouveau président américain Joe Biden l’a encore une fois prononcé lors d’un récent somment de l’AllianceAtlantique, cette fois dans un contexte différent. Après les années Trump qui ont vu un certain désengagement américain en Europe, l’Amérique annonce avec tambours et trompettes son retour dans les affaires européennes.

Donald Trump ne ratait pas une occasion pour rappeler aux Européens que l’Amérique ne pouvait supporter indéfiniment le fardeau de leur défense. Le parapluie atomique américain qui a longtemps protégé le vieux continent contre certaines « intempéries » liées à la guerre froide ne s’est pas ouvert lors de l’invasion de l’Ukraine. Une invasion considérée comme relevant du pré-carré russe, et qui ne menaçait nullement les intérêts américains.

Le numéro un américain semble vouloir tout faire pour renouer avec la vieille « grammaire » des relations internationales, avec l’Europe en première ligne des intérêts occidentaux. Il s’agit aussi de reconnaître pleinement à l’Alliancetransatlantique son rôle d’instrument de dissuasion.

Joe Biden veut aussi donner à son pays des habits neufs sur des questions aussi controversées que l’immigration. Le nouveau président démocrate a suspendu la construction du mur à la frontière mexicaine. Il a aussi mis fin au « muslim ban » qui interdisait à des ressortissants étrangers de mettre les pieds sur le territoire américain, pour des raisons liées à leur religion.

Une politique radicalement opposée à celle de son prédécesseur Donald Trump.Des mesures jamais vues ces dernières années vont être appliquées en faveur de ceux qui ont choisi l’Amérique comme terre d’accueil. Il a annoncé son intention de multiplier par huit le nombre de réfugiés qui pourront être admis aux États-Unis : « Nous sommes face à une crise de plus de 80 millions de déplacés qui souffrent dans le monde. Le président veut accueillir 125.000 réfugiés par an ; sous le mandat de Barak Obama, on en était à 100.000.

Cette Amérique à visage humain que promeut Joe Biden veut aussi mettre fin à ce qu’il a appelé « la honte morale et nationale » héritée de la précédente administration. Il a mis en place un groupe de travail destiné à l’identification de 600 enfants séparés de leurs parents.

Qu’en est-il donc des Haïtiens récemment déportés ? Une initiative de l’agence américaine de l’immigration, avec la bénédiction d’un tribunal du Texas qui a fait scandale sur les rives du Potomac.

Selon des sources concordantes, nous avons appris, en dernière heure, que ces expulsions ne seront plus possibles sans l’autorisation expresse de la nouvelle administration.

Quoiqu’il en soit, ce nouveau retour annoncé de l’Amérique vaut le détour d’une analyse qui devra nous permettre de comprendre dans les prochains jours, l’évolution de la situation dans notre sous-continent à l’heure de certaines échéances cruciales pour Haïti.

Roody Edmé




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