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Pour sauver notre bien commun

Pour sauver notre bien commun



Le ciel politique d'Haïti s'est davantage obscurci au lendemain de la date fatidique du 7 février. La crise, loin d'être résolue, a pris une courbe dangereuse menaçant le fondement de la nation. Des pratiques, pour le moins scélérates, sont déterrées dans la seule idée de damner le pion au camp d'en face. Et l'accord politique, qui n'a jamais pu se conclure entre les forces vives de la nation (durant les années passées), s'est révélé, à cette phase, indispensable pour espérer préserver le bien commun qui unit tous les Haïtiens et toutes les Haïtiennes.

Les derniers pions déplacés par les forces en présence, c'est la preuve par quatre que les politiques ont franchi le Rubicon. Après la tentative de coup d'État dénoncé par l'Exécutif qui a valu l'arrestation d'une vingtaine de personnes, dont le juge Yvickel Dabresil, l'opposition plurielle a avancé un pion en désignant le juge Joseph Mécène Jean-Louis pour mener la barque de l'éventuelle transition, au cas où Jovenel Moise laisserait le pouvoir. Le jeu devient pourri. Aucune solution en vue. Les deux parties se montrent plutôt attentives à la solution de l'international au lieu de surpasser leur ego pour trouver une solution haïtienne à la crise.

L'international, sollicité à tout bout de champ, semble, lui aussi, être fatigué par nos appels lassants. La nation est aujourd'hui harassée par les multiples spectacles hideux offerts par des hommes et femmes politiques de l'opposition ainsi que ceux et celles qui habitent les avenues du pouvoir. Ces politiques semblent perdre le sens du bien commun en privilégiant leurs intérêts de castes et personnels au détriment du pays. À bien considérer les deux options, il y a lieu de se demander : où est Haïti ? Le pays fait-il partie des priorités de ceux qui nous gouvernent ou qui projettent de le faire? Si oui, pourquoi refusent-ils de placer le pays au centre de leurs préoccupations? Un sursaut patriotique est nécessaire pour ne pas laisser les destinées de la nation dans la boue et au gré des rapports de forces. Il le faut, ce sursaut, pour garantir un avenir mérité à ce pays, aux générations présentes et à celles qui viennent.

La crise est inhérente à la politique. L'important, c'est la capacité des hommes et femmes de se transcender en période de crise et d’apporter les réponses appropriées. Un accord politique avec la participation de toutes les forces vives du pays demeure encore possible pour le sauvetage de la barque nationale. Des dossiers aussi importants que la révision constitutionnelle, la durée des mandats des élus, la tenue des élections et d'autres grands chantiers devraient constituer l'ossature de cet accord politique.

L'équipe au pouvoir et l'opposition doivent se rappeler, à toute heure, que l’adversaire politique, avec des approches idéologiques différentes, n’est pas un ennemi. Ainsi, la politique doit être saisie dans son sens premier (chez les Grecs), comme étant la gestion de la cité, de la chose publique. Au nom de ce bien commun, les acteurs ont grand intérêt à faire ce dépassement historique pour sauver la Nation. Car, les représailles politiques orchestrées par le pouvoir et les manœuvres dilatoires de l'Opposition ne font qu'enlaidir le pays devant le monde et fouler aux pieds les efforts des héros de l'Indépendance pour nous léguer cette nation fière de son passé glorieux.

Noclès Débréus




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