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Un nouveau front contre l’insécurité !

Un nouveau front contre l’insécurité !



La Police nationale a lancé ces dernières semaines d’importantes opérations contre des bases fortes de bandes armées, un peu partout sur le territoire. Si pour certaines d’entre elles, aucun bilan n’a été diffusé, il semble que pour d’autres, telle l’attaque contre les bandits de Savien dans l’Artibonite, on peut parler d’un certain succès. Même si on peut déplorer les actions vengeresses d’une population en colère trop longtemps opprimée par ces hommes équipés d’armes lourdes, force est de constater que des cellules de nuisance meurtrière ont été pour le moment éradiquées.

Ces bandes opérant dans la vallée de l’Artibonite ont coupé les canaux d’irrigation et ont sévèrement affecté la production rizicole. Des centaines d’habitants ont abandonné des communautés entières, par crainte de pillages ou d’assassinats. Cette nouvelle offensive des forces de l’ordre semble participer d’une doctrine consistant à harceler de manière systématique les gangs en les isolant, en faisant le siège permanent de leurs bases, ou en rasant au bulldozer des espaces abritant leurs forfaits.

Tout en prenant acte de ces nouveaux déploiements même si certains ont connu un succès mitigé, les observateurs conviennent que la PNH a adopté depuis quelque temps une posture plus offensive. Il semble que certaines décisions ont enfin été prises en haut lieu pour pacifier quelque peu le pays à la veille d’un calendrier politique particulièrement chargé. Un agenda établi à pas de course par le Gouvernement et qui veut coiffer au poteau les velléités de changement de cap d’une opposition « intraitable et farouche », pour qui le mandat constitutionnel du président prend fin le 7 février 2021.

Toutefois, toute politique sécuritaire fragmentée qui ne participe pas d’un plan national de sécurité ne peut mettre fin aux actuelles souffrances du peuple haïtien. Les opérations de police ponctuelles de harcèlement ont certes le mérite de réduire de manière significative le volume des activités des bandits, mais les réseaux sociaux ne désemplissent pas d’actes infâmes commis par des hommes armés.

L’attentat contre l’ingénieur Léon Pérodin blessé grièvement par un gang de motards et la mort de la dame abattue en résistant dernièrement à une tentative de kidnapping sont des nouvelles qui viennent confirmer que nous sommes encore, malgré les opérations spectaculaires de la police, sur une planche savonneuse.

Notre capitale est décidément un lieu où le crime se banalise. La réponse à nos multiples défis est incontestablement politique. Il nous faut des habits constitutionnels neufs, mais de préférence avec la participation citoyenne. Des accords politiques osés et novateurs qui mettent en marche l’ensemble de la nation vers un meilleur destin.

Une nation se construit avec des ententes minimums sur ce qui constitue le bien commun. Nous devons arrêter avec cette hémorragie douloureuse, qui coule de nos veines ouvertes. Arrêter les discours triomphalistes pour plus d’humilité et d’intelligence politique, quel que soit notre camp ou… clan.

Roody Edme




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