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La grande peur!

La grande peur!



Cette semaine, Haïti a commémoré le 11e anniversaire du tremblement de terre meurtrier du 12 janvier 2010 ayant couté la vie à 300 mille âmes, des centaines de milliers de blessés et 1.5 million de déplacés. Malgré l'ampleur des dégâts causés par le cataclysme, aucune leçon n'a été tirée, et le pays est devenu plus vulnérable à toutes sortes de catastrophes. Alors que les prévisions des spécialistes nous alertent sur l'imminence d'une catastrophe, on se perd dans des futilités, en remettant tout au Bon Dieu.

Les séquelles du tremblement de terre du 12 janvier 2010 sont encore vivantes. Et la peur d'une éventuelle catastrophe aussi meurtrière que celle qu'on a connue, il y a 11 ans, hante les esprits. Hormis des catastrophes naturelles, contre lesquelles, nous n'en pouvons rien, l'insécurité alimentée par le grand banditisme dans le pays a créé une grande psychose de peur chez tout un chacun. Car, la machine infernale de l'insécurité continue d'endeuiller les familles haïtiennes. Les autorités, dépassées par les événements, livrent la ville aux tueurs qui ne sont jamais inquiétés après avoir commis leurs forfaits.

Sans pouvoir résoudre le problème de l'insécurité considérée, depuis quelque temps, comme étant le plus grand mal qui ronge le pays, la remontée des cas de Coronavirus dans le pays apporte son lot de peur. Si le pays a été épargné lors de la première vague du virus, rien n'est encore dit sur notre sort avec cette nouvelle vague et surtout ces nouvelles variantes (variantes anglaise et africaine) qui se révèlent plus menaçantes selon les spécialistes. Le professeur Bruno Lina a affirmé, le jeudi 14 janvier, dans la presse française, que toutes les mesures que l'on prendra ne feront pas disparaître le mutant britannique qui va se substituer au virus actuel.

Avec ces nouvelles données sur l'évolution de la Covid, il y a lieu de s'inquiéter en Haïti. D'ailleurs pour la seule journée du 11 janvier, les autorités ont fait état de 127 cas de Covid-19 recensés. Des chiffres qui doivent pousser à la réflexion.Même en période où la pandémie allait atteindre son pic, de tels chiffres n'ont jamais été répertoriés en une journée. En ce sens, les autorités sanitaires ont demandé au chef de gouvernement de déclarer l'état d'urgence sanitaire en vue de juguler la propagation du virus.

Entre plusieurs grandes menaces, l'avenir de la République se dresse. Le Covid-19 qui refrappe à nos portes alors qu'on croyait tourner cette page, à tel point que le gouvernement a été élaboré et présenté son plan post-covid. La grande menace d'un tremblement de terre d'une forte magnitude qui plane sur le pays. L'insécurité qui bat son plein. Et la cerise sur le gâteau: la crise politique à l'approche du 7 février.

Le refus des acteurs en présence de dialoguer sur la crise est une source de grande peur. Car, chacun essaie de mettre en place son agenda. Le pouvoir avance à grands pas dans l'exécution de son calendrier et l'opposition cherche à se renforcer pour livrer, comme répètent souvent ses ténors, la dernière bataille. Avec cette série de manifestations annoncées; la remontée des cas de Covid-19 dans le pays et la crise politique aiguë, les perspectives s'annoncent sombres pour le pays. Et cette grande peur qui hante tous les esprits ne sera pas dissipée demain!

Noclès Débréus




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