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Bonne année…quand même !

Bonne année…quand même !



Nous sommes de plain-pied dans une nouvelle année. À chaque fois que cela se produit, on se met à fantasmer sur une quelconque magie du calendrier. Nous avons dans ce pays un puissant besoin d’espérance. Nous jouons le jeu en accusant l’année qui vient de s’écouler de nous avoir apporté tous les malheurs du monde.

Il est vrai que l’an de « disgrâce » 2020 a ébranlé le monde ! Il est surtout vrai que toutes ces catastrophes qui s’accumulent d’année en année sont les conséquences de nos inconséquences. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) nous annonce que sur le plan épidémiologique, le pire est à venir. Il semble que sous l’effet du réchauffement climatique, des virus jusqu’ici gelés risquent finalement d’émerger. Un avertissement à ne pas prendre à la légère, car, de nos jours, d’étranges pathologies surgissent, provoquant dans le monde de la santé, choc et stupeur.

La bonne nouvelle est que tout va dépendre de nous, de notre attitude envers l’environnement, de nos capacités à faire bloc pour défendre cette bonne vieille planète bleue, dont il n’existe pour le moment aucun lieu de comparaison.

L’homme demeure un sujet historique capable de trouver les réponses aux questions judicieuses qu’il ose se poser. Les Américains ont compris qu’il fallait un retour de balancier après quatre années de bruit et de fureur sous l’administration erratique du président Donald Trump. L’impensable a été porté à la connaissance de l’opinion publique, ces dernières quarante-huit heures, lorsque le Washington Post a diffusé l’enregistrement d’une conversation entre le chef de l’exécutif américain et un responsable de la Géorgie. Une conversation où le président Trump a semblé faire pression lourdement pour changer des résultats qui étaient en faveur de son successeur dans maintenant quelques jours, Joe Biden.

Une situation politique et sociale insoutenable au pays d’Abraham Lincoln qui finirait, si elle devait se prolonger, par faire une profonde entaille dans la vision américaine de la démocratie, exposée au monde comme le moins pire des régimes politiques.

Chez nous, l’année s’ouvre avec prudence sur un ciel plutôt nuageux et un vent qui donne froid dans le dos. Les opérations de police qui se multiplient ont certes assoupli le pesant climat d’insécurité. Mais les enlèvements et/ou assassinats spectaculaires hantent encore les consciences. L’état de stress permanent continue d’épuiser une population qui a mal dans sa citoyenneté.

Là encore, tout va dépendre de nos engagements pour les mois à venir. De notre détermination à relever le défi de vivre enfin dans un pays normal. De nouvelles organisations font entendre leur voix. Des mobilisations, on espère plus conséquentes, moins chaotiques ou strictement intéressées, viendront secouer le joug de l’immobilisme politique, débloqué l’ascenseur social.

Nous aurons besoin de forces consensuelles et en ordre de bataille pacifique, mais aussi et surtout d’idées nouvelles, inspirantes capables de changer nos pratiques suicidaires : de viol impuni de la propriété, de banalisation du crime, de l’impensé stratégique, du formalisme creux, des rituels fantaisistes, du kite grennen environnemental.

Autant de défis qui sont à notre portée si, nous savons allier, le courage politique à l’éthique citoyenne.

Roody Edmé




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