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Élections à hautrisque ?

Élections à hautrisque ?



Les élections américaines se dérouleront dans un mois et quelques jours. De telles joutes ne laissent jamais indifférent l’ensemble de la planète, tant est grande l’influence américaine dans le monde.

Il se trouve que ces quatre dernières années furent particulièrement éprouvantes pour certains pays, compte tenu de la posture offensive de la diplomatie américaine sous l’administration Trump. Les tensions avec la Corée du Nord qui ont failli se terminer en déflagration nucléaire, l’adoption d’une ligne dure vis-à-vis de Cuba qui a fait basculer les relations entre les deux pays aux pires périodes de la guerre froide, autant d’irritants qui bouleversent la grammaire des relations internationales établiesdepuis plus d’une cinquantaine d’années.

Il faut aussi signaler, de nouvelles tensions avec les partenaires américains de l’Alliance Atlantique, de qui le préside Donald Trump, réclame un effort financier plus substantiel pour soutenir la défense de l’Europe. L’actuel locataire de la Maison-Blanche soutient que les États-Unis ne peuvent porter seuls le poids financier du parapluie nucléaire et conventionnel américain qui couvre le continent européen de son ombre protectrice.

Le président américain qui ne fait pas dans la langue de bois quand il faut exprimer sa pensée avait qualifié de « shit hole » certains pays qui se débattent dans de graves difficultés économiques et politiques. Une déclaration qui avait provoqué une onde de choc ici et ailleurs.On n’avait jamais vu aussi « obscène » franchise de la part d’un chef de la plus grande nation du monde.

On était en droit de s’attendre à un peu plus de diplomatie dans le cadre de relations avec le continent noir et la diaspora africaine un peu partout dans le monde. Mais il se trouve qu’un certain nombre d’Américains spécialement dans l’Amérique profonde adore les manières simples de ce président atypique.

Donald Trump est un dur à cuir, il est difficile à battre et n’a peur de déplaire. Il a conquis le réseau social tweeter et l’a transformé en arme de « désinformation massive ». Il est à lui seul un phénomène médiatico-politique qui révulse autant qu’il fascine. Ses manières de catcheur qui adore la confrontation finissent par lui donner une aura d’homme fort qui ne déplaît nullement à un certain électorat. Son discours qui revêt les habits reprisés d’un isolationnisme des années 30 flatte les instincts nationalistes d’un nombre non négligeable d’Américains.

Le président durant ses quatre ans s’est érigé en « citadelle » de la souveraineté américaine. En tant qu’homme d’affaires, il considère l’Amérique comme une super entreprise et les autres pays comme des concurrents qu’il faut dominer à défaut de négocier et d’obtenir de bons deals.

Ses adversaires démocrates l’accusent de souffler vigoureusement sur les braises des tensions raciales. La crise plutôt meurtrière de la Covid-19 le met sérieusement en difficulté vis-à-vis de certaines minorités très actives, ces jours-ci, contre une présidence un peu trop éloignée de leurs préoccupations économiques et sociales.

Le mouvement Black LivesMatters qui s’est répandu sur l’ensemble du territoire est une épine enfoncée dans les talons d’un chef d’État accusé de silence coupable face aux multiples abus subis par les Noirs américains.

Le monde entier a le regard tourné vers cette grande nation qui doit bientôt choisir son président le 4 novembre prochain. Une élection de tous les dangers comme en trouve souvent dans les pays qu’on traite péjorativement de « république bananière ». La plus grande puissance planétaire ne peut se payer une instabilité qui risquerait d’être catastrophique pour son économie et pour le reste du monde.

Toutefois, cette fois-ci, les intérêts supérieurs des États-Unis risquent de se heurter à l’intransigeance têtue d’un homme qui semble déterminé à demeurer le plus puissant du monde pour encore quatre ans…

Roody Edmé




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