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Le système bancaire haïtien accuse une bonne performance au cours du premier trimestre de l’exercice fiscal 2020-2021

Le système bancaire haïtien accuse une bonne performance au cours du premier trimestre de l’exercice fiscal 2020-2021



Au cours des deux premiers mois de l’exercice fiscal 2020-2021, le système bancaire a généré un produit net bancaire (PNB) totalisant environ 4,1 milliards de gourdes contre 3,6 milliards au cours de la même période de l’exercice 2019-20, soit une progression de 14,5 %. C'est ce qu’a révélé la Banque de la République d’Haïti (BRH) dans sa dernière note de la politique monétaire qui prend en compte le premier trimestre de l’année fiscale en cours.


Cette bonne tenue du PNB selon la BRH, résulte uniquement de l’évolution positive des autres revenus qui ont significativement augmenté de 68,2 %. S’agissant des revenus nets d’intérêt représentant l’autre composante du PNB, ils ont régressé de 11,5 % sur la même période, probablement en raison de la baisse des activités due à la crise du Covid-19 et à la situation sociopolitique du pays, a-t-elle révélé, soulignant que les revenus et les dépenses d’intérêt du système ont baissé respectivement de 18,7 % et 39,9 %.

Par ailleurs, les informations données font croire que le bénéfice net du système pour la période susmentionnée a atteint 1,1 milliards de gourdes contre 747,2 milliards de gourdes un an auparavant, d’où une progression de 45 %. Ce résultat est doublé en raison de l’augmentation plus que proportionnelle du produit net bancaire par rapport aux dépenses d’exploitation.

Au niveau des emplois du système, ils ont été marqués par la croissance des disponibilités (+2,3 %) et des placements dans les titres financiers publics, dont notamment les bons du Trésor (+20,7 %) et ceux de la BRH (+51,6 %). En ce qui a trait au portefeuille net de prêts, il s’est contracté de 2 % entre septembre et novembre 2020. Cette situation s’explique surtout par la diminution de 4,3 % des prêts en gourdes, passant de 61,8 milliards de gourdes à 64,5 milliards de gourdes respectivement en septembre et en novembre de la même année, a indiqué la note de la BRH.

En ce qui a trait aux prêts nets en devises converties, ils ont sensiblement progressé de 1,4 % (soit 607,781 millions de gourdes), pour s’établir à 43,68 milliards de gourdes, sous l’effet d’une faible augmentation du taux de change. Conséquemment, le ratio « Prêts nets/Dépôts totaux », un indicateur d’intermédiation bancaire, s’est établi à 34,4 % en novembre 2020 contre 36,7 % deux mois auparavant.

De plus, on voit que, les ratios financiers clés du système bancaire, c’est-à-dire, le ratio des prêts improductifs en pourcentage des prêts bruts, a atteint 5,59 % en novembre 2020, contre 5,05 % au 30 septembre 2020, soit une détérioration de 54 points de base.
En outre, on constate que le ratio « provisions pour créances douteuses en pourcentage des prêts improductifs » a baissé, passant de 105,37 % au 30 septembre 2020 à 103,45 % deux mois plus tard. Toutefois, la BRH laisse entendre qu’en dépit de cette légère baisse, les banques demeurent toujours bien approvisionnées en cas de défaut de paiement des débiteurs à risque.

Toujours selon la note, les données du système bancaire sur la répartition du crédit par secteurs d’activité arrivant à septembre 2020 établissent le portefeuille à 120,9 milliards de gourdes. Les principaux secteurs qui ont contribué le plus à ce niveau de portefeuille, explique la BRH, sont le commerce de gros et détail (31,16 %), les immobiliers résidentiel et commercial (19,34 %). À eux deux, ils totalisent environ la moitié (50,5 %) du crédit accordé par le système bancaire aux différents secteurs d’activité. Pour ce qui est des autres secteurs, les industries manufacturières avec une part de 15,7 % se retrouvent avec le troisième plus important portefeuille de crédit, précise-t-elle.

En ce qui concerne l’évolution des taux sur les opérations en gourdes, les données disponibles ont montré que ceux sur les prêts se sont établis en moyenne à 14,50 % au mois de décembre contre 18 % en septembre 2020. De leur côté, les taux d’intérêt moyens sur les dépôts à terme (DAT) ont atteint 2,75 % au mois de décembre, soit le même niveau par rapport au quatrième trimestre 2020. De ce fait, le spread d’intermédiation financière sur les opérations en gourdes a chuté, passant de 15,25 % au quatrième trimestre 2020 à 11,75 % au premier trimestre 2021.

S’agissant des opérations en devises, les taux d’intérêt sur les prêts se sont fixés à 10,15 % en décembre 2020 contre 10,75 % en septembre de la même année. Du côté des taux sur les DAT, ces derniers ont considérablement reculé, passant de 0,13 % au quatrième trimestre de l’exercice 2020 à 0,02 % au premier trimestre 2021. Ainsi, la marge d’intermédiation sur les opérations en dollars a régressé passant de 10,62 % en septembre contre 10,13 % au mois de décembre 2020, selon les informations de la Banque de la République d’Haïti.

Peterson Jean Gilles




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