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Exercice fiscal 2020-2021 : les dépenses sont supérieures aux recettes pour le premier trimestre

Exercice fiscal 2020-2021 : les dépenses sont supérieures aux recettes pour le premier trimestre



Les données concernant l’exercice fiscal en cours sont dévoilées. Dans sa dernière note portant sur la Politique monétaire du pays, la Banque de la République d’Haïti (BRH) indique que du 1er octobre au 30 décembre 2020, la situation des finances publiques est marquée par une hausse simultanée des recettes et des dépenses publiques. En effet, à cette date, les taxes et impôts collectés par l’État haïtien ont connu une variation trimestrielle de -6,02 %, passant de 26, 9 milliards de gourdes à 25,3 milliards de gourdes. Les dépenses budgétaires, de leur côté, ont totalisé 48,93 milliards de gourdes contre 44,24 milliards de gourdes.


Les recettes fiscales réalisées au cours du premier trimestre de l’exercice, quoiqu’en hausse de 28,92 % par rapport à la même période de l’exercice passé, ont représenté 45,61 % des ressources totales de l’État chiffrées à 55,5 milliards de gourdes, a expliqué la BRH dans sa présente note, affirmant que ces dernières n’ont pas pu couvrir les décaissements totaux de 78,6 milliards de gourdes dont 48,9 de milliards de gourdes de dépenses budgétaires effectuées par l’État au cours du premier trimestre. Soit un déficit budgétaire de 23,6 milliards de gourdes.

Toutefois, les informations fournies par la Banque des banques nous permettent de voir que cette évolution de la situation des finances publiques s’est soldée par un déficit du trésor partiellement financé par la BRH pour un montant de 20,7 milliards de gourdes en dessous du plafond de 39,3 milliards de gourdes fixé dans le cadre du pacte de gouvernance économique et financière signé entre le MEF et la BRH.

S’agissant des activités économiques, la BRH a fait savoir qu’au niveau national, la détérioration du climat sécuritaire s’est confirmée comme l’un des freins majeurs à la reprise de l’activité économique. Cette dernière a toutefois affiché un léger dynamisme à la faveur des entrées de visiteurs durant les fêtes de fin d’année.

La baisse des récoltes d’automne et l’irrégularité des pluies quant à eux, ont contribué au ralentissement de l’activité économique. Vers la fin du trimestre, une relative amélioration a été observée sous l’effet de l’augmentation du flux de visiteurs et des transferts privés sans contrepartie ainsi que l’ouverture des frontières avec la République Dominicaine. Ces différents éléments, a fait comprendre la BRH, ont eu des incidences positives sur la consommation, la plus importante composante de la demande globale.

En outre, la forte baisse du cours du dollar en septembre et octobre, suivie d’une remontée à partir de novembre a été accompagnée de mouvements relativement similaires au niveau des prix. Ainsi, après une inflation mensuelle de -1,2 % en octobre, les prix à la consommation ont connu des hausses de 0,5 % et 1 % en novembre et décembre respectivement. S’agissant du taux d’inflation annuel, il s’est porté à 19,2 % en décembre, en baisse de 6 points de pourcentage par rapport au trimestre précédent, a rapporté la banque centrale.

Sur le plan du commerce extérieur, les données préliminaires ont montré une augmentation en valeur des importations au cours du premier trimestre 2021 comparativement au premier trimestre 2020. Les importations qui avaient reculé durant le premier trimestre 2020, sous l’effet du phénomène « Peyi lòk », semblent être retournées à leur niveau normal durant le trimestre sous revue, en témoigne une progression marquée de 40 % en glissement annuel, soutenue essentiellement par l’appréciation de la gourde et l’accroissement des dépenses publiques.

Du côté des exportations, la performance enregistrée au premier trimestre 2021 a montré une relative stagnation en dépit du fait que la conjoncture ait changé. Le « peyi lòk » avait affecté les activités dans le secteur de la sous-traitance au premier trimestre de 2020 ; la reprise observée au cours du 1er trimestre de l’exercice 2021, n’a permis de retrouver que le niveau observé à la même période de l’année fiscale précédente.

Par ailleurs, durant les mois d’octobre et de novembre 2020, on remarque que les transferts sans contrepartie passant par les canaux officiels se sont chiffrés à 523,53 millions de dollars ÉU, soit une baisse de 13,67 % par rapport aux deux premiers mois du trimestre dernier. Ces envois de fonds demeurent toutefois en hausse de 44,09 % par rapport à la même période de 2019. C’est fort de ce contexte que la gourde ait pu afficher un 2e trimestre consécutif d’appréciation, suite à une baisse de la moyenne mensuelle du taux de change de référence de 17,96 %, a-t-elle expliqué.

Peterson Jean Gilles




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