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«L’année 2019-2020 a été une année chargée de défis pour la BRH», déclare Jean Baden Dubois

«L’année 2019-2020 a été une année chargée de défis pour la BRH», déclare Jean Baden Dubois



«L’année 2019-2020 a été une année spéciale pour la République d’Haïti (BRH), car durant cet exercice fiscal, la banque des banques a connu tant de difficultés ». C’est le gouverneur de la BRH qui en a fait la déclaration au cours de son passage à une émission télévisée sur Métropole, expliquant que la banque centrale a fait face à de grands défis conjoncturels et structurels. Mais, le plus gros défi n’était autre que le taux de change, a-t-il martelé.


Le dernier exercice fiscal, a savoir l’exercice 2019-2020, a été une année extraordinaire pour le pays. Avec les épisodes de pays lock et la pandémie du coronavirus qui a paralysé l’économie mondiale provoquant un choc sans précédent, a mis l’économie nationale à genoux.

La BRH, institution chargée de mener la politique monétaire et financière du pays à l’instar des autres institutions du pays a été lourdement touchée par la pandémie, a affirmé le gouverneur de la BRH, Jean Baden Dubois au moment d’un bilan présenté autour de la politique monétaire du pays. Alors, il est vrai que la pandémie n’a pas causé de grandes pertes en vies humaines, mais elle a fait des ravages dans l’économie nationale, soutient le titulaire de la banque centrale.

Mais en dépit de tout, la BRH selon Jean Baden Dubois, a montré sa capacité à gérer cette crise sanitaire, car elle n’a jamais fermé ses portes. « La raison pour laquelle la BRH n’a pas fermé ses portes était juste dans l’objectif d’éviter que la crise sanitaire due à la pandémie du coronavirus se transforme en crise financière avec des problèmes de paiement vu la fragilité du pays», a fait comprendre le gouverneur.

Mis à part la Covid-19 et les troubles sociopolitiques qui ont marqué l’année 2019-2010 en Haïti, la question du taux de change était egalement dans la partie si l’on croit les dires du M Dubois. Si l’année 2018-2019 s’est terminée avec un taux de change de 94 gourdes pour un billet vert, quelque mois plus tard, soit en aout 2020, le taux de change a atteint un niveau record avec 123 gourdes pour un dollar.

Néanmoins, le gouverneur a fait savoir que, la dépréciation de la gourde, n’a pas reflété l’évolution des fondamentaux de l’économie haïtienne. «La dépréciation de la gourde se situe autour de 28 % entre avril et juillet 2020. Durant cette période, la balance des comptes courants affichait un solde positif de 700 millions de dollars américains », a-t-il révélé.

Quant aux importations annuelles, les données présentées par le numéro un (1) de la BRH montrent qu’elles étaient passées de 4.5 à 3.7 milliards de dollars et les transferts sans contrepartie de la diaspora avaient augmenté de 18 %, en dépit de la Covid-19. « Bien que ces bonnes notes, la dépréciation de la devise nationale n’était pas en adéquation avec les indicateurs présentées », a regretté le responsable de la BRH.

Toutefois, le gouverneur a fait savoir que la spéculation du taux de change a été l’œuvre des banques centrales. Conscient des dégâts causés par la spéculation du taux de change, Jean Baden Dubois a par ailleurs indiqué que la BRH était trouvée dans l’obligation de trouver une formule pour combattre ces spéculations.

« Dans un premier temps, la banque des banques avait intensifié les contrôles et vérifications en allant jusqu’à pénaliser sévèrement certaines banques commerciales, bien que ces pénalités ne concernent pas vraiment la spéculation. Elle avait également mis beaucoup plus de dollars sur le marché et s’était attelée à renforcer son cadre règlementaire à travers la publication de 12 circulaires additionnelles. Elle avait aussi modifié les taux directeurs et les coefficients de réserves obligatoires », a-t-il rappelé.

Pour Jean Baden Dubois, l’affichage des prix en gourdes et le paiement des transferts dans la monnaie nationale sont des mesures importantes pour la BRH en vue de maintenir la stabilité du taux de change. Ainsi, son vœu est de voir que l’affichage des prix en gourdes devienne une réalité.

Car, selon les informations fournies par le gouverneur, il souligne que la dépréciation de la monnaie nationale entraine la population dans la misère davantage à cause que cela pousse dans la pauvreté des millions d’individus supplémentaires.

Toutefois, pour arriver à stabiliser le taux de change, le maitre à penser de la BRH croit que tous les secteurs doivent-être contribués, afin d’avoir une gourde forte et stable.

Peterson Jean Gilles




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