S'identifier Contact Avis
 
33° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

La croissance économique de la région Amérique latine et Caraïbes devrait-être de 3,7 % en 2021, prévoit la Banque mondiale

La croissance économique de la région Amérique latine et Caraïbes devrait-être de 3,7 % en 2021, prévoit la Banque mondiale



L’activité économique de la région Amérique latine et Caraïbes devrait gagner 3,7 % en 2021, alors que l’économie mondiale devrait croître de 4 % en 2021 après s’être contractée de 4,3 % en 2020, a indiqué le 5 janvier la Banque mondiale (BM), dans sa dernière édition semestrielle des Perspectives économiques mondiales. Selon les analystes de la BM, l’activité économique régionale devrait croître de 3,7 % en 2021 si et seulement si la pandémie est maîtrisée, parallèlement à une amélioration progressive de la confiance, de la consommation et des échanges commerciaux.


Selon le rapport, la pandémie qui sévit depuis un an a probablement causé des dommages durables au potentiel de croissance. Cette crise sanitaire, soutient-il, a aussi frappé de plein fouet les populations déjà pauvres et vulnérables, menaçant de pousser dans la pauvreté des millions d’individus supplémentaires. Alors que le nombre de personnes dans le monde vivant avec moins de 1,90 dollar par jour avait progressivement diminué depuis plusieurs décennies, la lutte contre l’extrême pauvreté va connaître cette année son premier revers depuis plus de vingt ans, a expliqué l’institution financière internationale, à savoir la Banque mondiale.

Quant à la région Amérique latine et Caraïbes, le rapport a tenu à souligner qu’elle a été sévèrement touchée par la Covid-19, pandémie d’un point de vue à la fois sanitaire et économique. Avec cinq des 10 marchés émergents et en développement, les économies avec les décès par habitant dus au coronavirus les plus élevés se trouvent dans cette région, selon les affirmations des analystes de la Banque mondiale.

Toujours selon le rapport, l’économie régionale estimée à se contracter de 6,9 % l’an dernier, les ménages et les entreprises ayant manifesté un comportement d’aversion au risque ; de plus, pendant la pandémie les mesures de contrôle ont limité l’activité dans le secteur formel.

Par ailleurs, les analystes racontent que l’emploi formel, les heures travaillées et les revenus du travail ont fortement baissé. Les femmes et les jeunes, qui sont fortement représentés dans les industries les plus perturbées par la pandémie, comme les hôtels, les restaurants et les services, ont supporté une part disproportionnée de pertes d’emplois, tout comme les ménages à faible revenu.

Les revenus inférieurs ont contribué à l’insécurité alimentaire, exacerbée par l’inflation des prix alimentaires dans certains pays de la région. Le rapport a, de plus, montré que le volume des exportations de biens de la région a chuté de 8 % d’une année sur l’autre au cours des trois premiers trimestres de l’année dernière, tandis que les arrivées de touristes se sont arrêtées, les économies des Caraïbes étant les plus exposées. Le taux des envois de fonds vers certains pays dans la région a augmenté plus lentement que les années précédentes.

Toutefois, pour l’année 2021, la banque mondiale prévoit un taux de croissance estimé à 3,7 % pour la région Amérique latine et Caraïbes. La région atteindra ce taux si et seulement si la pandémie est maîtrisée, parallèlement à une amélioration progressive de la confiance, de la consommation et des échanges commerciaux.

La pandémie de la Covid-19 risque d’accroître fortement l’extrême pauvreté en 2021

En cause, la COVID-19, qui aura entraîné cette année entre 88 et 115 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté, selon les différents scénarios élaborés par la Banque mondiale. La majorité des « nouveaux pauvres » dit-elle, vivront en Asie du Sud, l’Afrique subsaharienne venant juste après. Selon le dernier Rapport sur la pauvreté et la prospérité partagée, « une grande partie d’entre eux travaillent dans les services, le bâtiment et l’industrie manufacturière, soit autant de secteurs où l’informalité prédomine et où l’activité économique pâtit le plus durement des mesures de confinement et autres restrictions de déplacement ».

La pauvreté se concentre de plus en plus dans les pays en situation de fragilité, conflit et violence

Dans un grand nombre de régions, l’insécurité et la COVID ont aggravé des situations de fragilité, conflit et violence qui menacent d’annuler les progrès obtenus sur le front du développement. En 2000, 20 % des personnes en situation d’extrême pauvreté dans le monde vivaient dans des pays en proie à la fragilité et au conflit. Depuis, la pauvreté n’a cessé de reculer partout, sauf dans ces pays, où le nombre de pauvres continue d’augmenter.

Face aux pressions sur les marchés financiers induites par la pandémie, la BM estime que les marchés émergents et les économies en développement, devront adopter des politiques pour améliorer les services de santé et d’éducation, les infrastructures numériques, la résilience au changement climatique et les pratiques commerciales et de gouvernance dans le but d’amortir les ravages économiques de la pandémie, mais aussi de réduire la pauvreté et de promouvoir une prospérité partagée.

Réponse du Groupe de la Banque mondiale à la COVID-19

Le Groupe de la Banque mondiale, l’une des plus importantes sources de financement et de connaissances pour les pays en développement, compte prendre des mesures larges et rapides pour aider les pays en développement à renforcer leur riposte à la pandémie.

Ainsi, elle prévoit de mobiliser jusqu’à 160 milliards de dollars sur une période de 15 mois qui s’achèvera en juin 2021, afin d’aider plus de 100 pays à protéger les populations pauvres et vulnérables, soutenir les entreprises et favoriser le redressement de l’économie.

Ce montant selon les explications comprend notamment 50 milliards de dollars sous forme de nouveaux dons et de prêts à des conditions très favorables fournis par l’IDA, ainsi qu’une enveloppe de 12 milliards de dollars destinée à financer l’achat et la distribution de vaccins contre la COVID-19 dans les pays en développement.

Peterson Jean Gilles




Articles connexes


Afficher plus [3059]