S'identifier Contact Avis
 
27° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

Rareté du dollar sur le marché haïtien : la BRH apporte certaines clarifications

Rareté du dollar sur le marché haïtien : la BRH apporte certaines clarifications



Au cours de ces derniers jours, le pays a fait face à une crise liée à la rareté du dollar sur le marché local. Selon la dernière note de la politique monétaire de la banque de la République d’Haïti (BRH), cette rareté est le fruit d’un choc simultané d’offre et de demande de billets dollars us et l’incapacité des banques commerciales locales à accéder au service de transport international de numéraire en dollars, suite aux mesures de « de-risking ».


La rareté du dollar sur le marché haïtien commence à avoir des conséquences sur le fonctionnement de certains sous-agents de transfert évoluant dans le pays. Préoccupée par cette situation, la Banque centrale, dans une note sur la politique monétaire pour le troisième trimestre de l’exercice fiscal 2019-2020 apporte certaines clarifications.

Selon la BRH, la rareté du dollar sur le marché haïtien est due en raison d’un choc simultané d’offre et de demande de billets dollars. « Du côté de l’offre, le flux entrant de billets dollars a été négativement affecté par le tarissement du nombre de visiteurs venant de l’étranger depuis au moins deux ans, suivi de l’arrêt officiel du transit international de passagers dans le cadre des réponses à la pandémie de Covid-19 », a expliqué la BRH.

De plus, la BRH a mentionné que le nombre de visiteurs représentait moins du tiers des passagers entrants pour la même période, deux ans plus tôt, soit 67 078 visiteurs entre octobre 2019 et mars 2020. « Or, les visiteurs en provenance de l’étranger étaient à l’origine d’une part importante des dépenses effectuées en billets dollars aussi bien que des transferts informels en liquide », a-t-elle fait remarquer.
Plus loin, d’après la BRH, les banques commerciales sont aussi responsables de cette situation. En effet, la BRH a parlé de l’incapacité des banques commerciales locales à accéder au service de transport international de numéraire en dollars, suite aux mesures de « de-risking » touchant leurs banques correspondantes à l’étranger.

Pour ce qui est de la demande de monnaie fiduciaire en dollars, la BRH a mentionné que le commerce transfrontalier avec la République dominicaine se réalise en grande partie en cash et alimente la sortie de billets dollars de la circulation domestique. « De plus, dans un contexte marqué par l’incertitude, les agents économiques ont généralement tendance à renforcer leur préférence pour la détention de monnaie fiduciaire. Dans ce contexte de faible disponibilité du numéraire en dollars, le versement en gourdes à des taux hors marché s’est rapidement répandu, engendrant ainsi de nombreuses plaintes des consommateurs aussi bien en Haïti que dans la diaspora », a souligné la BRH.

Conséquence de la « de-risking » sur l’économie nationale

La banque centrale à travers la note de la politique monétaire se montre très inquiète vis-à-vis de la mesure « de-risking » sur l’économie du pays. Selon la BRH, économie haïtienne risquait ainsi de perdre ses deux plus gros correspondants étrangers en termes de transferts avec des conséquences négatives sur la situation économique et financière, ainsi que sur l’image du pays en général. Il s’agit, avance la Banque centrale, là d’un risque opérationnel que la BRH se devait d’adresser, en mettant en place les balises devant accompagner le paiement des transferts en gourdes.

Les mesures de la BRH au cours du 3e trimestre 19/20

Pour le troisième de l’exercice fiscal 2019-2020, la Banque de la République d’Haïti a choisi de garder un ensemble de mesures. À travers ces mesures la BRH voulait mitiger les impacts négatifs que pourrait avoir la Covid-19 sur les activités économiques.

La pandémie du coronavirus a poussé la Banque centrale à maintenir un ensemble de mesures. En effet, dans sa dernière note de la politique monétaire, elle a informé avoir maintenu les taux sur les bons BRH à 10%, 6% et 4% respectivement pour les maturités de 91, 28 et 7 jours. «Toutefois, avec la poursuite des émissions des billets de trésorerie par le Gouvernement, l’encours des bons BRH a diminué de 41,17% sur le trimestre pour s’établir à 10 612 MG au 24 juin 2020. De même, le taux de mise en pension a été maintenu à 17% », lit-on dans ce document de 14 pages.

Par ailleurs, selon la note, la Banque centrale a gardé le taux de réserves obligatoires sur les passifs en gourdes pour les banques commerciales à 40% et à 28,5% pour les banques d’épargne et de logement (BEL). Quant aux coefficients sur les passifs en dollars, a indiqué la Banque centrale, ils ont été maintenus à 51,0% et 39,5% respectivement pour les banques commerciales et les banques d’épargne et de logement avec un taux de couverture en gourde de 12,5%.

Selon la note, la BRH a procédé à une vente nette de 52,79 millions de dollars ÉU sur le marché des changes afin de limiter les fortes fluctuations du cours du dollar américain. «La Banque centrale a également pris des dispositions pour renforcer la formalisation des opérations de change sur le territoire national, notamment celles liées au paiement des transferts à leurs bénéficiaires », informe la BRH.

Cluford Dubois




Articles connexes


Afficher plus [2771]