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L’année «Lakòl» : une belle exposition au Musée de la musique haïtienne, en hommage à la diaspora !



De nombreux jeunes ne sont pas en mesure de comprendre ce que fut « Lakòl », dans les années 90, malgré la présence de nombreux groupes phares de la tendance de la nouvelle génération. Le groupe « Lakòl », était venu tout feu toute flamme pour créer et occuper sa place dans la jungle musicale. La vidéo de « Ole Ole » aura été l’une des meilleures productions audiovisuelles, tant par les scénarios, les chorégraphies et surtout par la qualité de l’image.

Déjà trois décennies depuis que se préparait, dans les cuisines, ce projet phare, qui, comme plusieurs autres, n’allait pas faire long feu et jouir de son élan.

Dans le premier album du groupe « Lakol », de Stanley Toussaint, le phare et pilier et lead vocal du groupe, on retiendra les titres suivants : « Ole ole », « Tou limen », « Siwèl nan wèl ou », « Bayo », « Men », Kabicha », « Oula ou toula », « Ayayay », « Jan ou vle ».

D’une pierre plusieurs coups, car ce groupe allait non seulement animer la jeunesse de cette époque, mais aussi renforcer le challenge avec le groupe Zin. Parallèlement, ces compositions allaient enrichir le répertoire de la musique nationale et des animations de la diaspora haïtienne avec des créations qui portaient un souffle nouveau.

Des décennies après, dans les limites de nos recherches, nous avons pu retrouver quelques noms des créateurs, compositeurs et complices dans ce grand projet artistique. Stanley Toussaint (chant, guitare et claviers), Georges Ritchie (chœur), Juan Ricardo, Hitacy Chang (cuivre), Gardy Jean Charles (guitare, guitare basse, chœur), Jerry Hanson (guitare), Hervey Pétion et Patrick Toussaint (batteries), Vladimir Toussaint (percussions et claviers) et Syto Cavé (claviers).

De nombreux autres artistes invités étaient associés dans ce grand projet, suivant les mêmes informations fournies par le lien : musique.haiti.free.fr. On peut retenir les noms de Richard Rouzeau, Wuydens R. Joseph, Sharon Button (choeur), Jean-Robert Raymond (guitare basse), Patrick Appolon (batterie), Kenny Legagneur, Welmyr Jean-Pierre (claviers) et l’incontournable contributeur et créateur Fabrice Rouzier.

La distribution de cet album était assurée par la firme « Nouvèl jenerasyon », et la production signée : DDF Production, Lakòl production et Joubert Charles. Control Dr. Beat avait apporté sa contribution en qualité d’ingénieur de son et Luciano comme photographe. Avec cet opus, le public haïtien, antillais et créolophone avait ainsi droit de jouir, durant l’année 1992, de la bonne saveur musicale et poétique du groupe : « Lakòl ».

Deux ans plus tard, en 1994, c’est le deuxième album baptisé « Kole m », dans un format « CD », qui allait compléter le menu proposé par ces jeunes et talentueux musiciens. C’est Fred Paul qui allait assurer la production et la distribution portée par: « Mini Records », en dehors de R. Hugi et P. Pouchon qui avaient réalisé la photographie.

Dife, Tou dousman, Kole douvan, Marie Love, Men bon konpa, Fenk koumanse, Jean-Ba, Rele…participaient à cette nouvelle célébration « Lakòl », aux couleurs locales. Plusieurs autres musiciens aux talents confirmés, qui évoluent particulièrement dans la diaspora haïtienne, avaient mis les mains à la patte pour la réussite de ce nouveau plat « Lakòl ».

D’Alan Cavé à Mario De Volcy, en passant par Makarios Césaire, Florence Caze (Zshea), Assel Jean-Pierre, Jean Marc Lapointe (cymbales), Patrick Moron (congas), Patrick Toussaint (batterie), Jean-Robert Raymond, Kenelly Jean-Pierre, Yves Abel (guitares), Ricardo Franck et Ronald Augustin sont parmi les artistes aux multiples talents associés au projet.

D’autres noms inscrits dans le premier album comme de nouveaux venus, ne passaient pas certainement pas inaperçus comme ceux de Vladimir Toussaint, Gardy Jean-Charles, Nadège Bowen, Welmyr Jean-Pierre, Homcide Rap Richard Viruett, Mathew Willis, Victor Peres, Ken Newman, Jason Forstythe, Thomas Michell et Ken Waters pour les cuivres.

Dans l’aventure du groupe « Lakol », particulièrement dans ses heures de gloire, on retiendra que ces jeunes accordaient beaucoup d’importance aux créations en créole tout en explorant des styles et tendances musicales d’ailleurs. Les douces chansons comme « Kabicha », ou encore la composition titrée : « Marie Love », peuvent en témoigner.

« Dife, dife nan kay la », demeure la dernière grande création du groupe de Stanley Toussaint, en hibernation depuis quelques temps, malgré quelques tentatives pour sortir dans le coma musical.

Dans le prochain Musée de la musique haïtienne, ou encore le Musée de la diaspora haïtienne, il faudra prendre le temps d’explorer l’histoire des groupes musicaux haïtiens (entre gloire et déboire) qui ont osé et ont proposé des créations qui marquent le temps et les générations. Trente ans avant la sortie du groupe « Lakòl », en 1992, pratiquement trente ans pendant que se préparaient dans les cuisines les nouvelles recettes musicales de la bande des Toussaint. Un petit tour pour réveiller la mémoire musicale collective, et rendre hommage parallèlement à tous ces talents oubliés dans une belle et grande exposition n’est certainement pas interdit.

Dominique Domerçant




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