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Gregory Jean-Baptisteou la photographie du Vodou entre Haïti et le Canada !



Depuis 2010, le photographe Gregory Jean-Baptiste réalise des reportages sur le Vodou, tout en enrichissant sa collection et en augmentant ses connaissances autour de la culture ancestrale, pour ensuite présenter ses œuvres dans de nombreuses expositions réalisées entre Haïti et le Canada.


Dans son parcours, le photographe Gregory Jean-Baptiste rappelle ses débuts : « À partir du milieu des années 1990, je me suis inscrit dans la pratique de la photographie, perçue à la fois comme outil de questionnement et d’expression individuelle. Ma démarche se décline du documentaire à l’allégorie, en passant par le récit poétique».

Démarche traversée par plusieurs champs, à la fois historique et scientifique, Gregory Jean-Baptiste poursuit : « Une part importante de mon travail se développe autour de la dualité mémoire/identité avec des productions issues d’une recherche esthétique d’inspiration vodou. Je m’intéresse aux effets de la mémoire (collective, familiale, individuelle) dans un contexte de déracinement, d’immigration et de confrontation culturelle et identitaire».

Dans plusieurs villes du Canada, il a déjà exposé autour en février 2006, autour du thème suivant : « Sans titre », durant le mois de l’histoire des Noirs, à café Delima lounge, à Montréal. Il a aussi présenté du 13 au 27 mai 2005, l’exposition baptisée : « Visages », à la galerie «In Vivo », à Montréal.

Depuis l’année 2003 : « J’anime des sessions de formation photographique destinée à une clientèle débutante et avancée. Mon travail est régulièrement présenté à l’étranger et au Canada dans les musées montréalais, le Réseau des maisons de la culture et autres lieux de diffusion professionnelle. », témoigne ce passionné de la photographie et engagé dans des recherches sur le Vodou haïtien.

D’autres séances d’ateliers réalisées, à retenir : Du 25 au 27 octobre 2018, animation d’atelier sur la photographie de création, le Centre d’art de Port-au-Prince, en Haïti ; du 15 janvier au 5 mars 2013, il allait animer un atelier d’introduction à la photographie (grand public), municipalité de Sainte-Anne-des-Plaines, au Québec au Canada. En 2011, il a été retenu comme animateur d’un atelier d’introduction à la photographie réalisée à la Maison d’Haïti de Montréal, au Canada. Un an plus tôt, soit les 25 et 26 septembre 2010, Gregory Jean-Baptiste allait animer un atelier de portrait photographique à Tohu dans la région de Montréal. Entre 1995 et 1996, son nom s’inscrit dans l’enseignement de techniques de chambre noire, au Centre d’études photographique et cinématographique (CEPEC) dans la capitale haïtienne.

Dans ses va-et-vient entre Montréal et Port-au-Prince, le photographe Gregory Jean-Baptiste vit et travaille sur plusieurs grands projets. On peut citer entre autres : l’aménagement que nécessite le Vodou dans ses pratiques à l’extérieur du pays, au niveau de la légalisation dans les autres pays qui ne tiennent pas compte des pratiques haïtiennes, notamment à travers les sacrifices, les rituels, pour ne citer que ceux-là.

Dans une grande cérémonie Vodou organisée au début du mois de novembre 2020, en l’honneur aux Guéde, le photographe avait été très mobilisé sur tous les champs. Entre les chants et les rituels, les sacrifices et les festins, autour du « Potomitan », comme devant l’autel du temple, il tentait à la moindre occasion d’immortaliser les moindres occasions, pour marquer les moments forts de cette grande fête qui rapprochait les vivants et les morts en Haïti.

Dans le temple « Lakou Kanga 3 Zile » et lors des cérémonies Vodou organisées dans d’autres espaces publics en Haïti et au Canada, ce photographe explore les multiples dimensions de la culture haïtienne.

Des chantiers artistiques, culturels et scientifiques se combinent dans la lentille de ce chercheur qui précise : « Je fais des recherches sur les mariages entre les êtres vivants avec les esprits en ce moment ». Une manière de promouvoir la richesse de sa culture, étant très familier avec les environnements qui célèbrent les esprits « Ginen » en Haïti. Il se questionne ainsi sur la législation canadienne sur le mariage entre les humains avec les lwa comme Erzulie, comme un nouveau champ à prendre en compte dans une démarche socialisation aux pratiques et à la diversité culturelle ?

De façon plus poussée, le photographe qui ne se contente pas de capter des images nous dit qu’il a déjà fait une recherche sur le trans-humanisme dans le Vodou. Un sujet qui veut l’émergence du surhomme. Comme le fait d’après ses dires, l’armée américaine, en remplaçant des membres des soldats blessés par des métaux et des accessoires mécaniques. Le photographe, pardon, le chercheur-photographe, tente ainsi de comparer ce que propose le Vodou haïtien au sujet des zombis, qui travaillent tous les jours et les nuits, ou les phénomènes des initiés qui marchent sur le feu, mangent des verres, etc.

Des sujets qui laissent croire que la photographie est avant tout un levier, un prétexte, ou une passerelle qui offre à Gregory Jean-Baptiste la possibilité d’approfondir et de croiser ses connaissances sur des sujets assez pertinents.

Des expositions déjà réalisées par le photographe Gregory Jean-Baptiste au Canada sont à prendre en compte. On peut citer : «De Urbe », Monument national à Montréal (1 au 30 mars 2019) ; Présence des femmes haïtiennes au Québec, Maison Parent-Roback, Montréal (1 au 28 février 2016) ; Vaudou et Créativité, Tohu, Montréal (15 août – 28 septembre 2013); L’Art dans le vodou, Maison de la Culture Rivière-des-Prairies, Montréal (20 – 27 octobre 2011) ; Port-au-Prince : une histoire controversée, Tohu, Montréal (6 janvier au 12 février 2011) ; Repères, Maison de la Culture Côte-des-Neiges, Montréal (26 novembre au 23 décembre 2009) ; Haïti sous l’œil d’une caméra vagabonde, Maison de la Culture Rivière-des-Prairies, Montréal (1 décembre 2006 au 21 janvier 2007)…

Dans la capitale haïtienne, on peut citer parallèlement les thèmes des expositions suivantes : « Fantasmagories », organisées au Centre d’art, Port-au-Prince du 19 au 27 octobre 2018 ; « Visages », une exposition réalisée dans les locaux de Café 36, à Pétion-Ville durant la période allant du 19 au 31 janvier 2018. Quelques années plus tôt, en août 1997, l’exposition sur le thème : « Route de l’esclave » organisée au bureau de l’UNESCO à Port-au-Prince, offrait la possibilité à ce photographe professionnel et engagé d’explorer en partie l’histoire d’Haïti. Le thème « Personnages de la culture haïtienne » a été présenté en dehors du Canada, dans l’un des premiers locaux des Ateliers Jean-René Jérôme, à Port-au-Prince, du 30 avril au 11 mai 1996.

D’autres expositions parmi les plus inspirantes permettent d’apprécier la profondeur de thématiques abordées par Gregory Jean-Baptiste. On peut citer : «Tèt ansanm, tous ensemble. Présences haïtiennes d’ici », organisées au Centre d’histoire de Montréal de Montréal du 19 mai au 5 septembre 2004 ; « Portraits de femmes », organisée à la galerie Mosaik’art de Montréal, du 1 au 28 mars 2004 ; « ARTivité champêtre », au Musée du château Ramezay de Montréal en septembre 2003. L’exposition baptisée : « Personnages de la culture haïtienne » a été réalisée au café Le Pèlerin, dans le cadre du festival Vues d’Afrique de Montréal, du 27 avril au 7 mai 1995, parmi plusieurs autres performances photographiques ont permis à des publics diversifiés, variés et multiculturels d’apprécier les angles de vues de ce photographe, qui navigue entre Haïti et le Canada.

Dominique Domerçant




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