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Sébastien Jean : l’étoile s’est éteinte



Sébastien Jean est mort aux aurores du 25 novembre, dans ce quartier qui l’a vu naitre et grandir, d’une chute impardonnable depuis le toit de sa maison. Sa famille, ses proches et la communauté artistique sont sous le choc. La nouvelle est terrible et fait mal.


 Sébastien Jean a travaillé où il pouvait. Il est mort dans son quartier, pas trop loin de l’hôpital où il a vu le jour. Il est de la catégorie de ces artistes qui ont vécu en fuyant le confort de leurs propres ateliers pour travailler la première matière trouvée dans une décharge, sur un banc public ou dans la cuisine d’une maison amie. Il a peint, soudé, sculpté, mis à point des circuits électriques sous un manguier à la rue Gabart, à Pétion-Ville, dans un refuge à Kenscoff, à la résidence du centre Pen, en Guadeloupe, en France. Partout, il pouvait trouver l’harmonie d’un chaos, disait-il, en intégrant ferrailles, feuilles de saison, toutes sortes de résines et la très classique peinture acrylique dans ses compositions.

Rarement simple, même dans ses dessins, l’artiste avait besoin d’étaler des figures oniriques ou fantaisistes sur des fonds denses. Plus que de l’enduction mélangeant granulée, poussière avec un liant acrylique, c’était une place pour redonner vie à des matériaux reconnus comme non dédiés à ce type de travaux : goudron, marc de café, terre cramoisie de Kenscoff, cendre, fibres végétales grossières, colle artisanale, etc. Et, le résultat s’il n’est pas beau ou laid, entraine le regard et l’imagination au-delà du connu. Loin de l’ordinaire.
Sa vie était fête et vitesse.

Sa présence va nous manquer terriblement. On ne le verra plus dans son spectacle du quotidien ordinaire, portant la combinaison d’une veste jaune, d’un pantalon rose fuchsia et de bottes marron zippées.
Notre ami, artiste fondamental, nous a quittés. Nos pensées vont à Loudine, sa femme, et ses deux garçons.

La Rédaction




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