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L'espoir revient à la Maison-Blanche

L'espoir revient à la Maison-Blanche



Joseph Robinette Biden Jr a été investi, le mercredi 20 janvier, comme 46e président des États-Unis d'Amérique. Au terme d'une période tumultueuse marquée par la présidence de Donald Trump, l'Amérique respire un nouvel air avec l'arrivée aux commandes de ce vieux routier de la politique américaine. La lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus, l'immigration et le retour des États-Unis dans certains accords multilatéraux, dont l'Accord de Paris sur le climat, figurent parmi les priorités de M. Biden qui est assisté de Kamala Harris, première femme devenue vice-présidente dans l'histoire de la République étoilée.


La page Trump est définitivement tournée. Tout au moins pour les quatre prochaines années. Donald Trump qui a boudé la cérémonie d'investiture de son successeur a promis de retourner sur la scène. « Nous serons de retour d’une manière ou d’une autre », a assuré M. Trump lors d’un discours sur la base militaire d’Andrews dans le Maryland. « Merci, merci beaucoup, nous vous aimons et je le dis du fond du cœur ces quatre années ont été incroyables. Nous avons réalisé tant de choses », a fait savoir le président sortant, tout en souhaitant à la nouvelle administration de la chance et de grands succès.

Cette nouvelle administration a du pain sur la planche et doit s'atteler rapidement à la tâche tenant compte des fractures subies par l'économie américaine avec la crise générée par la pandémie. Elle doit aussi rapiécer une Amérique déchirée par les années Trump avec des zestes teintés de xénophobie. L'arrivée de Joe Biden marque donc un nouveau tournant dans la politique américaine. C'est l'espoir qui est revenu à la Maison-Blanche à bien des égards. Car, les États-Unis, de par sa position de superpuissance mondiale, peuvent changer l'ordre des choses à travers le monde.

Et le nouveau président de la République étoilée semble être bien conscient des défis qui l'attendent. Dans son discours inaugural, il s’est posé en rassembleur. « Nous pouvons nous traiter les uns les autres avec dignité, respect, nous traiter comme voisins plutôt que comme adversaires, arrêter de crier et de hurler pour faire redescendre la température », a déclaré M Biden, précisant, au passage, qu'il a beaucoup à faire, beaucoup à réparer, à construire, à soigner. « Peu de personnes dans notre histoire ont eu à faire face à des temps aussi troublés », a informé le 46e président des États-Unis qui, plus loin, a promis de vaincre le suprématisme blanc et le terrorisme intérieur.

À peine installé dans ses fonctions, Joe Biden a signé plus de 15 arrêtés. Comme première mesure adoptée pour combattre le coronavirus, le président a rendu obligatoire le port de masque dans les bâtiments du gouvernement fédéral. Il a également signé l'arrêté autorisant le retour des États-Unis dans l'Accord de Paris.

D'autres arrêtés relatifs à des mesures visant le redressement de l'économie américaine, la crise d'équité raciale tenant notamment compte des violences policières et les questions migratoires où l'ancienne administration avait interdit l’accès au territoire américain à des ressortissants de pays à majorité musulmane seront également adoptés.

Des pays européens se réjouissent

L'investiture d'un président américain mobilise pratiquement toute la planète. Tous les pays, à tort ou à raison, en bien ou en mal, ne peuvent se passer de cette réalité. Car, l'avenir de la planète se joue en partie en occident où les États-Unis, depuis des lustres, mènent la barque mondiale.

« L'Amérique est de nouveau à nos côtés ». C'est le sentiment quasi général qui prévaut en Europe avec l'arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche. Une vague d'optimisme et de soulagement chez les alliés traditionnels comme l'Allemagne. Côté britannique, le Premier ministre Boris Johnson, qui avait bénéficié du soutien de Donald Trump, dit, pour sa part, se concentrer sur l'avenir.

L'Italie, qui assure la présidence du G20 s'est dit, elle aussi, impatiente de travailler avec Joe Biden. Pour le président du Conseil Guiseppe Conte, la nouvelle administration américaine constitue un espoir. La France salue, pour sa part, les engagements de Joe Biden et entend relever avec lui des « défis colossaux ».

Haïti et la nouvelle administration américaine

L'épidémie de Coronavirus oblige, la quantité d'invités qui devrait assister à la cérémonie a été réduite. C'est en ce sens qu'Haïti se fait représenter par son ambassadeur à Washington, l'ancien ministre des Affaires étrangères, Edmond Bocchit. Haïti et les États-Unis ont une histoire vieille de plus de deux siècles. Et le rapport de bon voisinage oblige. Haïti a grand intérêt dans tout ce qui se fait et se passe aux États-Unis.

Comme ce fut le cas par le passé, une nouvelle administration américaine ne va pas résoudre des problèmes haïtiens bi-séculaire. Mais, les États-Unis demeurent l'un des plus grands amis d'Haïti. Et c'est aussi le pays le plus présent dans la vie politique interne du pays. Dans cette perspective, ce nouveau leadership américain aura des conséquences sur Haïti, comme c'est le cas pour les pays du monde entier.

Même si l'administration Biden-Harris ne va pas concentrer ses efforts, prioritairement, sur Haïti, certaines dispositions déjà annoncées en matière d'immigration pourraient se révéler bénéfiques pour les ressortissants haïtiens, notamment ceux bénéficiant du Statut temporaire (TPS). Un leadership éclairé des autorités haïtiennes peut aussi conduire à une nouvelle schématisation des relations haitiano-américaines.

Et par rapport à la réalité qui prévaut actuellement en Haïti où les perspectives n'augurent rien de bon pour les jours à venir, les acteurs sollicitent à tout bout de champ le support de l'international. En attendant de redéfinir les rapports entre les deux pays amis et voisins (Haïti et États-Unis), le mot de l'administration Biden-Harris vaudra le pesant d'or tant les acteurs des côtés de la barre restent attentifs à la solution américaine.

Noclès Débréus




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