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Les épisodes de « pays lock » ont entravé la jouissance des droits économiques et sociaux, selon le BINUH

Les épisodes de « pays lock » ont entravé la jouissance des droits économiques et sociaux, selon le BINUH



La paralysie quasi complète de certaines régions du pays entre septembre et décembre 2019 a occasionné la violation des droits économiques et sociaux, d’après le rapport du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH).


Lors de la période du pays lock , de septembre à décembre 2019, une multitude de barricades ont été dressées, notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Ce qui a causé la quasi-paralysie de plusieurs régions du pays. Ainsi, les citoyens ont été privés de la jouissance de leurs droits économiques et sociaux durant cette période qui s’est révélée catastrophique pour l’économie haïtienne, et la société dans son ensemble. Le BINUH a documenté la privatisation de l’accès aux services.

Le BINUH/HCDH a noté que l’accès aux services s’est particulièrement détérioré lors de la période du pays lock de septembre à décembre 2019, alors que le droit de circuler librement a été entravé par des manifestants et autres acteurs non étatiques de façon importante sur l’ensemble du territoire durant cette même période. Suivant ce rapport du BINUH, bien que le gouvernement ait pris certaines mesures afin de permettre l’accès et le fonctionnement des services de base, notamment le démantèlement de certaines barricades, la réouverture graduelle des écoles sur toute l’étendue du territoire, l’assurance d’un service minimum dans certains services de santé, et l’acheminement de stocks de nourriture vers certaines prisons, le fonctionnement des institutions a été grandement affecté par la paralysie quasi complète de certaines régions du pays entre septembre et décembre 2019.

Ces événements ont grandement affecté la vie quotidienne de la population en restreignant la libre circulation, l’accès aux soins de santé (y compris aux soins de santé sexuelle et reproductive) et à l'éducation, et en posant des obstacles à la mise en œuvre du droit à l'alimentation, relate le rapport. Cette situation a particulièrement affecté les personnes en situation de vulnérabilité, telles que celles ayant besoin de traitement médical et les personnes privées de liberté.

Selon BINUH, en plus de constituer une atteinte aux droits de circuler librement et de sécurité de la personne, ces actes représentent un crime en droit haïtien. Ils sont également des atteintes aux droits humains, précise le BINUH.

Faut-il souligner que les éléments documentés par le BINUH/HCDH ne représentent qu’une fraction de l’impact des manifestations sur la jouissance des droits de l’homme, y compris les droits économiques et sociaux, et ne peuvent donc être considérés comme exhaustifs.

Rove Jeantuse JEAN MICHEL




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