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Insécurité : sit-in revendicatif devant la résidence officielle du Premier ministre

Insécurité : sit-in revendicatif devant la résidence officielle du Premier ministre



À l’initiative de certains citoyens, un sit-in a été organisé, le mardi 19 janvier, à Musseau, devant la résidence officielle du Premier ministre pour dénoncer le règne de l’insécurité, notamment le phénomène du kidnapping, dans le pays. Au terme ce mouvement pacifique, les participants ont remis au chef du gouvernement une lettre faisant état de leurs revendications.


C’est un sit-in de protestation annoncé sur les réseaux sociaux suite à l’enlèvement et la séquestration de Mike Belot, jeune économiste et actif inventeur haïtien. Ce mouvement de protestation contre l’insécurité allait quand même se tenir malgré sa libération. Rendez-vous a donc été pris à 11 h, le mardi 19 janvier, devant la résidence officielle du Premier ministre à Musseau pour demander au chef du Conseil supérieur de la police nationale (CSPN) à agir en conséquence. Chose dite, chose faite !

Vers 11 h ce mardi 19 janvier, des journalistes (une dizaine) sont présents à l’entrée de la résidence officielle du Premier ministre ainsi que 5 véhicules de police. La circulation est dense. Comme depuis dans la matinée de cette journée, l’embouteillage entrave la circulation, de carrefour Musseau à Bourdon pour arriver à Lalue.

À 11 h 15, quelques citoyens commencent à se présenter devant la résidence officielle du Premier ministre. Entretemps, certains journalistes partagent l’idée que le mouvement est annulé. D’autres avancent que c’est l’embouteillage qui retarde l’arrivée des citoyens. 10 minutes plus tard, un journaliste affirme que le mouvement allait se tenir malgré tout.

Aux environs de 11 h 30, quelques citoyens protestataires arrivent sur les lieux. Ils multiplient les appels pour encourager l’arrivée des retardataires. L’attente d’une grande foule reste en suspens. Les citoyens présents déroulent leur pancarte pour réclamer la sécurité dans le pays. Rapidement, les agents des unités spécialisées ordonnent aux citoyens de laisser l’impasse de l’entrée de la résidence du chef du gouvernement.

Entretemps, quelques dizaines de citoyens se rassemblent de l’autre côté de la rue. Ce mouvement contre l’insécurité, notamment le phénomène kidnapping, commence véritablement. Des personnalités comme Etzer Émile, Nicson Athis, Louino Robillard, l’ancien sénateur Francenet Denius et l’ancien maire de Carrefour Yvon Gérôme sont remarquées. Pas de bande à pied ni de mobiles sonores! Les citoyens présents tentent d’animer le mouvement avec des compositions spontanées. Des paroles acerbes contre les plus hautes autorités et la PNH fusent.

Très pacifiques, les citoyens n’empêchent pas la circulation des véhicules. Le trafic continue son cours, quoique difficilement. C’est un sit-in sans violence. Toutefois, même si un agent de la PNH a lancé du gaz lacrymogène pour borner les participants, les agents n’ont pas fait usage de la violence, à l’exception de ce cas précité.

Une lettre au Premier ministre, chef du CSPN

Au terme de ce sit-in, les citoyens participants et initiateurs de ce mouvement ont adressé une lettre au Premier ministre Joseph Jouthe. À travers cette correspondance, les citoyens réclament le droit à la sécurité. Ils dénoncent les nombreux cas de kidnapping survenus dans le pays au cours de ces derniers jours. Ils demandent au chef du gouvernement d’assumer ses responsabilités de Premier ministre.

Après insistance, le Premier ministre Joseph Jouthe, qui regagnait la résidence, est descendu de son véhicule pour parler aux protestataires.

Les protestataires fustigent le comportement des autorités du pays qui, affirment-ils, ne font rien pour stopper la machine de l’insécurité. Ils indiquent qu’ils veulent vivre sans inquiétude d’être enlevés par des ravisseurs.

Pas de grande foule pour ce mouvement contre l’insécurité

Ce sit-in contre l’insécurité n’a pas pu rameuter une grande foule. Parallèlement, d’autres individus affectés par le kidnapping ont organisé des mouvements spontanés à Canapé-Vert et Carrefour Feuilles pour protester contre l’enlèvement et la séquestration de leurs proches.

Des pneus enflammés ont été placés dans plusieurs endroits du quartier de Canapé-Vert pour réclamer la libération Joana Dorceus. Les élèves du collège Cœurs unis ont défilé également dans les rues de Port-au-Prince pour exiger la libération de l’administratrice de l’institution.

Woovins St Phard




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