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« Tèt Ansanm », la nouvelle plateforme qui vise à unifier l’opposition

« Tèt Ansanm », la nouvelle plateforme qui vise à unifier l’opposition



Dans les locaux de Terrasse Garden à Puits-Blain, plusieurs leaders de l’opposition au pouvoir en place ont présenté, ce jeudi, une structure de combat dénommée : « Tèt ansanm ». L’idée d’une telle initiative est de rassembler les différentes forces de l’opposition autour d’une seule plateforme avant même de lancer la bataille finale contre le président Jovenel Moise.


À travers cette structure, plusieurs anciens parlementaires et personnalités influentes ont décidé d’unir leur force afin de mener la dernière phase du combat contre le pouvoir en place. L’ancien député Abel Descollines, qui faisait la mise en contexte de l’activité, a fait savoir que l’heure est à la lutte. Ce mouvement, dit-il, vise à rassembler l’ensemble des forces vives de la nation en vue de donner le coup d’envoi des mouvements de mobilisation qui doivent commencer dès le vendredi 15 janvier au 7 février 2021.

Plusieurs personnalités leaders politiques ont pris part au lancement officiel du mouvement. Vikerson Garnier de CADOA, Evalière Beauplan de MOLHA, Hugues Célestin et Jean Baptiste Bien-Aimé pour IPAM, Kelly C. Bastien pour CRAN, Serge Jean Louis pour FND, Antoine Augustin pour MTC, Antoine Rodon Bien-Aimé pour ENA, Abel Descollines pour les Visionnaires du Plateau central, Stanley Mesalier pour INDIGÈNE, René Civil pour Émergence patriotique, Jean Danton Léger pour la région des Palmes, Hervé Saint Louis et Sinal Bertrand pour le Parti engagé populaire Haïtien.

L’ancien président de l’Assemblée nationale, Dr Kelly C. Bastien, annonce l’arrivée prochaine d’autres structures de l’opposition, telles la Direction politique de l’opposition démocratique (DIRPOD) et le MTV Ayiti. Toujours acide envers certains de ses collègues de l’opposition, l’ancien sénateur Moise Jean Charles de la plateforme Pitit Dessalines a donné son accord pour prendre part au mouvement Tèt ansanm. René Monplaisir, faisant office de représentant de l’ancien sénateur au lancement de ce mouvement, annonce déjà la couleur sur le béton dans le cadre de la lutte visant éjecter Jovenel Moise de son siège au Palais national.

En faisant une approche plutôt sportive de l’initiative « Tèt ansanm », l’ancien sénateur Evalière Beauplan croit qu’il est important que l’ensemble des joueurs qui vont se lancer dans cette finale garde leur fraicheur physique afin de ne pas faiblir devant l’adversaire. Evalière Beauplan encourage l’unité au sein du secteur. Pour lui, la libération du peuple des calamités causées par l’équipe du PHTK ne sera pas possible sans une unité au sein de l’opposition. En outre, l’ancien sénateur plaide pour une transition de rupture, en lieu et place d’une transition qui vise à piller le trésor public.

Pour Serge Jean-Louis, l’une des figures importantes au sin du MOPOD, l’union au sein du secteur est importante pour le pays. Ce n’est pas une unité qui vise à négocier avec le pouvoir. L’idée est de commencer par poser les bases d’un consensus national et d’une conférence nationale souveraine afin de sortir le pays du chaos. Serge Jean Louis croit qu’il est important que les différentes forces de l’opposition agissent d’un commun accord afin de libérer la population haïtienne des exactions de l’équipe au pouvoir au plus tard le 7 février 2021, date de la fin du mandat constitutionnel de Jovenel Moise.

Pas de négociation possible avec le pouvoir en place. Les initiateurs croient que Jovenel Moise doit laisser le pouvoir au plus tard le 7 février 2021 s’il ne veut pas provoquer le chaos. En ce sens, Schiller Louidor, membre influent au sein du secteur démocratique et populaire, donne le coup d’envoi des mouvements de mobilisation jusqu’au 7 février 2021. Il invite déjà les militants à occuper les rues de façon stratégique. Dès le vendredi 15 janvier, annonce-t-il, les mouvements de rue n’auront ni date ni de parcours. Ce qui laisse comprendre que la police ne sera plus notifiée pour les prochaines manifestations populaires. L’opposition entend agir par surprise et dans la spontanéité.

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