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La loi sur l’accessibilité à l’environnement bâti au cœur d’une journée de réflexion du BSEIPH

La loi sur l’accessibilité à l’environnement bâti au cœur d’une journée de réflexion du BSEIPH



À l’occasion de la commémoration des 11 ans du séisme du 12 janvier 2010, le Bureau du secrétaire d’État à l’Intégration des personnes handicapées (BSEIPH) a organisé, une journée de réflexion sur la loi portant sur l’accessibilité à l’environnement bâti. L’idée était de sensibiliser la population sur la nécessité de prendre en compte les principes d’accessibilités universelles dans le processus de reconstruction d’Haïti.


L’atelier réalisé dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accès aux services sociaux et à l’emploi au profit des personnes handicapées (PAASSEPH) a réuni plusieurs professionnels en construction, des étudiants finissants des centres universitaires de Port-au-Prince, notamment des facultés d’ingénierie civile et d’architecture. « Le séisme du 12 janvier 2010 avait bouleversé toute la population haïtienne. Nombreux sont les handicaps causés par cet événement. Les mauvaises pratiques dans la construction étaient à la base des pertes en vie humaine. C’est en ce sens que nous avons pensé à créer cet atelier », a expliqué Soinette Desir, la secrétaire d’État à l’Intégration des personnes handicapées.

La loi du 3 juillet 2018 prend en considération les besoins de la population en termes d’accès à la libre circulation et aux divers services liés au logement et à l’environnement bâti, en fixant les normes d’accessibilités aux bâtiments d’habitation collectifs et individuels destinés à la location, ainsi que les établissements relevant des espaces publics. En ce sens, la secrétaire a insisté sur la nécessité répondre aux problèmes que les personnes à mobilité réduite font face. Et, selon elle, l’un des plus grands problèmes c’est l’accessibilité aux bâtiments.

Dans sa déclaration, elle poursuit pour expliquer que le premier groupe de travail est formé d’ingénieurs civils. Car, d’après elle, en ce qui a trait aux normes d’accessibilité dans les constructions, les ingénieurs civils sont les spécialistes du domaine. « Nous voulons vulgariser nos documents légaux dans l’idée d’informer la population. Ces ingénieurs n’avaient pas accès à ces informations », souligne-t-elle. Par conséquent, pour cette formation, le BSEIPH a pensé à honorer une jeune femme victime du séisme. Cette femme a surpassé son handicap, et détient aujourd’hui une licence en génie civil.

L’État haïtien a ratifié la Convention sur les personnes handicapées en mars 2009. À travers cette convention, l’État a pris l’engagement pour garantir l’éducation pour tous les enfants. Ce qui a engendré la Loi sur l’intégration qui continue de faire la promotion de l’éducation pour les enfants handicapés. Selon Soinette Désir, l’État veut faire appliquer l’éducation inclusive. Elle se dit consciente de la difficulté que rencontrent certains enfants infirmes en ce qui concerne l’accès à l’éducation. Certaines écoles refusent d’accepter les enfants handicapés, regrette-t-elle. À travers cette activité, les organisateurs envisagent de sensibiliser le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle dans la prise en charge de l’éducation des enfants handicapés.

Vu que les bâtiments, les constructions, l’infrastructure ne tiennent pas compte de la loi sur l’accessibilité de l’environnement bâti. Le BSEIPH envisage d’insister. En ce sens, Soinette Désir, demande aux responsables de prioriser les normes lors des constructions, afin d’assurer la continuité des acquis dans la lutte pour l’intégration des personnes handicapées. « C’est bien d’avoir des principes, mais le plus important c’est de les appliquer », conclut-elle.

Rove Jeantuse Jean Michel




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