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Des organisations féministes ont commémoré la Journée internationale de lutte pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Des organisations féministes ont commémoré la Journée internationale de lutte pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes



Des pancartes dévoilant des noms, des souliers rouges et des croix ont été exposés de façon symbolique le 25 novembre 2020 en mémoire des femmes assassinées. En effet, cette exposition rentre dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale de lutte pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes qui s’est tenue à Canapé-Vert sous l’initiative d’un ensemble d’organisation féministe prenant part activement à 16 jours d’activisme contre les violences envers les femmes.


Si c’est un 17 décembre 1999 que les Nations unies ont décrété officiellement le 25 novembre comme la Journée internationale de lutte pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. En Haïti, c’est depuis 1987 que l’on a commencé à commémorer cette date. Pour marquer cette journée cette année, Kay Fanm, Solidarité des femmes haïtiennes (SOFA), Réseau des femmes des radios communautaires haïtiennes (REFRAKA), Fondation Toya, Negès mawon ainsi que Fanm yo sont des organisations qui se sont mises ensemble, lors d’une cérémonie ayant eu lieu au Canapé-Vert, pour mettre l’accent sur la problématique du « féminicide ».

« Nou rekonèt yon fanm viktim feminisid, lè nan listwa lavi fanm sa, nou jwenn li te konn resevwa menas, li te konn viktim vyolans nan lye kote lanmò a soti, sa vle di nan fanmi l, nan lekòl, nan travay , nan katye l. Ou byen tou, fanm sa, te gen relasyon santimantal afektiv ou byen yon relasyon de konfyans avèk asasen an ». C’est ce qu’a fait remarquer la coordonnatrice de Solidarité des femmes haïtiennes (SOFA), Marie Frantz Joachin ajoutant plus loin que le « féminicide » est un crime contre la femme et que le décret de 2005 a aboli ce qu’on appelle les crimes passionnels.

Au cours de cet évènement, des pancartes, des souliers rouges et des croix ont été exposés de façon symbolique en mémoire de nombreuses femmes assassinées. De cette journée où les organisations précitées vont prendre part activement à 16 jours d’activisme contre les violences envers les femmes du 25 novembre au 10 décembre, les représentantes de ces organisations ont cité sur le son d’un tambour à l’arrière-plan et la voix d’une chanteuse, une liste non complète de femmes assassinées.

Parmi ces femmes, on pouvait signaler, Anise Boisrond, Lencie Samuela Mirvil, Regina Nicolas, Catheline Emmanuel, Jasmine Milfort, Juslène Jean-Charles, Marlène Colin, Délizane Délivois, Évelyne Sincère.

De son côté, la directrice exécutive de la fondation Toya, Nadine Louis, a plaidé pour que la société ne ferme pas les yeux sur les violences faites aux femmes tout en invitant les responsables au niveau étatique ainsi que les institutions concernées à prendre leurs responsabilités. « Pa fè kòm si w pa wè vyolans k ap fèt sou tifi, pa fè kòm si w pa wè kantite fanm k ap touche pandan lajistis rete bèbè, enpinite ak sitirans makonnen ak enkonpetans, banalize vyolans sou fanm nan peyi dayiti », a indiqué Mme Louis.

Dans un message commun de l’ensemble de ces organisations féministes précitées, lu tour à tour par Sabine Lamour et Daniel Magloire, il est indiqué que la commémoration de la Journée internationale de lutte pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, axée autour du « féminicide », « s’inscrit dans une perspective du bien commun pour réaffirmer nos inaliénables droits à la vie et à la dignité, pour souligner notre refus de la criminalité et de l’insécurité qui déshumanise notre société ».

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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