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À la Gonâve, la justice est privatisée, selon le Sant Karl Lévêque

À la Gonâve, la justice est privatisée, selon le Sant Karl Lévêque



La justice haïtienne est en train de se déliter à l’ile de la Gonâve, selon un rapport, de l’organisation de défense des droits humains Sant Karl Lévêque, qui révèle que la justice est prise en otage par une seule famille.


À travers ce rapport de 10 pages, « la Gonâve : une justice corrompue, des commissariats délabrés, les violations des droits humains sont visibles », l’organisation de défense des droits humains Sant Karl Lévêque dévoile les pratiques espiègles caractérisant le système judiciaire à l’ile de la Gonâve. Selon l’organisation, l’appareil judiciaire dans cet îlot est monopolisé par une famille (Les Julien). Cette dernière est représentée par Nesguerre Julien et John Wesley Julien (père et fils), respectivement juges à Anse à Galets et Pointe à Raquette, les deux principales communes de l’arrondissement de la Gonâve. Ces deux juges commercialisent systématiquement la justice sur l’île, suivant Sant Karl Lévêque.

En ce qui a trait aux droits de l’homme, l’État haïtien viole de façon systématique les droits inaliénables des citoyens de deux façons : soit par omission soit par action, relate SKL. Par omission, l’organisation souligne le refus d’agir de l’État par rapport à la corruption qui gangrène l’appareil judiciaire à la Gonâve. Ce cas témoigne son acquiescement (qui ne dit mot consent) et du coup porte l’entière responsabilité de la violation des droits inaliénables, imprescriptibles et interdépendants dont dispose chaque citoyen à la Gonâve. Et par action, l’État viole les droits des citoyens dans la mesure où le juge est son représentant direct dans l’arrondissement de la Gonâve.

S’agissant du travail de la police sur cette île, le petit nombre de policiers affectés ne dispose pas de matériels nécessaires pour remplir leur mission. Le commissariat d’Anse à Galets devient inadapté aux activités policières. Le bâtiment ne peut pas résister à une pluie torrentielle, voire une situation climatologique exceptionnelle. Malgré les contributions citoyennes, le bâtiment, vu son ancienneté, ne peut pas être réparé. Il s’est effondré. Le commissariat ne dispose d’aucun véhicule.

Face à cette situation, le haut commandement de la Police nationale d’Haïti a installé une maison préfabriquée et a fait des aménagements en construisant deux chambres avec une toiture en tôle pour loger les policiers. Il a également érigé trois petites chambres pour accueillir les détenus. Entre l’insalubrité et le nombre élevé de prisonniers par cellule, le Sant s’interroge sur la situation en cette période de Covid-19, alors que la détention préventive prolongée caractérise centres carcéraux.

Compte tenu des constats à la Gonâve, le Sant demande à la Direction de l’inspection judiciaire (DIJ) de mener sa propre enquête sur l’appareil judiciaire à la Gonâve et de prendre des mesures conservatoires contre ces juges qui sont impliqués dans la vente de justice dans les villes d’Anse à Galets et de Pointe à Raquette. Il recommande à l’Inspection générale de la Police nationale d’Haïti (IGPNH), de son côté, de prendre toutes dispositions leur permettant de résoudre cette situation le plus rapidement que possible. Et d’acheminer son rapport à la Direction générale de la Police nationale d’Haïti et la forcer à agir dans l’intérêt des policiers et des détenus mal logés dans les commissariats de la Gonâve.

Woovins St Phard




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