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Joseph Jouthe recadre Rameau Normil en public

Joseph Jouthe recadre Rameau Normil en public



Au Palais national, lors de la cinquième édition du dialogue communautaire le dimanche 9 août, le Premier ministre, Joseph Jouthe, a remonté les bretelles du directeur général a.i de la PNH, Rameau Normil, à cause de la situation e grande insécurité dans le pays. Le chef du CSPN a, sans prendre de gants, exprimé son insatisfaction du travail de la Police nationale.


Cette fois-ci, c’est en présence même du directeur général a. i de la Police nationale d’Haïti Rameau Normil, que le chef du gouvernement a exprimé, au Palais national, le dimanche 9 août, ses sentiments de non-satisfaction des performances de la PNH. Sans langue de bois comme d’habitude, le chef du Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN) a blâmé verbalement le directeur général a.i de l’institution policière. Il estime que ses instructions ne sont pas suivies par le directeur général de la PNH qui, selon lui, n’a pas la mainmise qu’il faut sur l’institution policière. « À chaque fois que j’appelle le directeur, il avance toujours des problèmes de véhicules blindés, d’armes de grands calibres », indique le Premier ministre, qui invite Normil Rameau à bien remplir sa tâche, comme il se doit pour un professionnel de la sécurité.

Pour le Premier ministre, la question de sécurité n’est pas un jeu d’enfants. Il croit qu’il y a un problème au sein de la PNH. « Timoun pa antre nan jandam », a martelé le chef du gouvernement qui appelle le directeur général a.i à porter un regard sur l’exécution de ses ordres. « Soit qu’on est chef ou on ne l’est pas », a précisé Joseph Jouthe demandant au directeur général a.i d’agir ou de céder la place à un autre.

Par ailleurs, il a affirmé que la PNH a les moyens et les compétences nécessaires pour rétablir un climat de sécurité. Pour lui, avec ses 26 ans, l’institution policière a la maturité pour apporter une solution à la situation actuelle. Il appelle le DG a.i de la PNH à prendre en main ses responsabilités pour porter les policiers à faire des interventions. Joseph Jouthe a également exprimé ses regrets après la mort de plusieurs personnes, dont deux bébés et un policier.

« Un homme, une mission, des moyens »

Vantant ses compétences personnelles, le directeur général a.i de la PNH, Rameau Normil, a évoqué des dispositions adoptées pour renforcer les mesures de sécurité. Il a parlé d’un plan de sécurité opérationnel mis en œuvre au sein de l’institution pour garantir la rentrée scolaire. Il a promis de renforcer les patrouilles, sécuriser les fêtes champêtres, les programmes festifs et les routes nationales. L’ancien directeur de la DCPJ a promis également de démanteler les gangs armés, combattre le kidnapping et les crimes transnationaux. À cet effet, il a annoncé le lancement d’opération « Terminator 1 » pour mettre en déroute les groupes armés et rétablir la situation sécuritaire.

Selon Normil Rameau, démanteler les bandits est son travail. Il a rappelé son passé à la DCPJ et les résultats acquis sur le phénomène de kidnapping. « Malheureusement, je bénéficie plus de passifs que d’actifs à mon arrivée à la tête de la PNH », a souligné M. Normil. En réponse au Premier ministre qui croit que la PNH a les moyens nécessaires pour agir, le directeur général a.i estime que son institution a plutôt besoin d’équipement qui répond à la réalité actuelle. « Un homme, une mission, des moyens », tel est le principe primé par Rameau Normil pour solliciter du gouvernement des équipements capables de tenir face aux groupes armés.

D’un autre coté, le DG a.i de la PNH veut compter sur le rôle des citoyens, des leaders communautaires pour dénoncer les bandits et partager des infos avec la PNH. Il a souligné que les forces de l’ordre ont besoin de la patience et de la précision pour venir au bout des individus armés illégalement. « Bandi p ap fè lalwa sou manda m nan. Ils seront démantelés, conjugués au passé et iront retrouver Satan le diable », a martelé Rameau Normil.

L’illusion du travail de la CNDDR

Remobilisée pour faciliter le désarmement dans les quartiers populeux du pays, la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (CNDDR) n’arrive pas encore à apporter les résultats escomptés. Les groupes armés semblent avoir le contrôle de cette structure qui joue le rôle d’interface entre les groupes armés et l’État. Les groupes armés profitent de la personnalité de certains commissaires sans, toutefois, penser à remettre leurs armes.

En dépit de la farce qui consiste à remettre quelques armes par des groupes armés, rien n’a véritablement changé. Au contraire, les bandits se renforcent beaucoup plus. Ils vont jusqu’à exhiber leurs armes et munitions. Ils se fédèrent pendant que la CNDDR effectue un travail de proximité avec eux.

Du chef du gouvernement au directeur général a.i de la PNH, les violons ne s’accordent pas entre ces deux personnages importants du CSPN, respectivement président et secrétaire de cette structure qui donne les grandes consignes à la PNH. Entretemps, la PNH ne peut pas s’enorgueillir d’avoir le contrôle de la situation sécuritaire du pays.

Woovins St Phard




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