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Mal traités, 1500 migrants haïtiens sont bloqués au Panama

Mal traités, 1500 migrants haïtiens sont bloqués au Panama



Environ 1500 migrants haïtiens sont bloqués au Panama depuis fin février, rapporte à l’Agence France presse (AFP) Marco, un migrant haïtien, 37 ans, lui aussi, bloqué. Alors que la migration est un droit, ces compatriotes haïtiens, et bien d’autres migrants provenant d'autres pays, selon lui, sont « traités comme des chiens ».


Depuis plus de six mois, plusieurs centaines de migrants haïtiens sont bloqués au Panama. Ils vivent dans des conditions infrahumaines. Ils ont laissé l’Amérique du Sud particulièrement le Chili pour se rendre aux États-Unis et au Mexique en vue de trouver une vie meilleure.

Surpris par la Covid-19 au Panama, ils sont parqués au centre migratoire de Lajas Blancas, dans la jungle du Darién, près de la frontière avec la Colombie, précise l’AFP. Leurs conditions de vie sont humiliantes et inhumaines.

Selon une vidéo envoyée à l'AFP par Marco sur leurs conditions de vie à La Penita, 1500 migrants, selon lui, sont traités «comme des animaux, comme des chiens» et s'entassent dans un camp.

«Nous n'avons pas une vie décente ici. Les gens dorment sur des cartons», ajoute Marco dans sa vidéo montrant des tentes, des couchettes rudimentaires, des vêtements éparpillés sur le sol et des enfants, dont certains en bas âge, entassés dans une cave.

Si Walter Cotte, directeur régional de la Fédération de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pour l'Amérique et les Caraïbes, reconnaît que «la situation est difficile», et il faut faire «tout ce qui est possible pour faire baisser la tension et parvenir à des accords» afin de protéger les migrants, Samira Gozaine, la directrice du Service national pour les migrations, semble vouloir bafouer les droits des migrants du fait qu’ils exigent de bons traitements. «Nous allons procéder à l’expulsion du groupe qui a commis des dégâts», annonce-t-elle, ajoutant qu'«autour de 250 à 300» devraient être ainsi expulsés et renvoyés dans leurs pays.

La Cour interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a demandé récemment une aide internationale d’urgence en exigeant du Panama de garantir le respect des droits fondamentaux des migrants.

Les migrants bloqués au Panama ne sont pas uniquement Haïtiens. Selon des organisations internationales et gouvernementales citées par l’AFP, plus de 2000 migrants venant d’Haïti, du Bangladesh, de Cuba, du Népal, du Congo, du Cameroun et de l’Inde sont bloqués par les autorités panaméennes sur leur route vers les États-Unis, après avoir affronté les dangers de la jungle du Darién.

Selon un rapport publié en 2017 par les autorités du Chili sur la politique monétaire de la Banque centrale chilienne, le nombre d’Haïtiens vivant au Chili s'élève à plus de 160 000. Au Brésil, il y a environ 100 000 Haïtiens, dont 50 000 travailleurs inscrits au registre du travail, selon l'ancien ambassadeur brésilien en Haïti, Fernando de Mello Vidal, lors d’une interview accordée en novembre 2019 à un quotidien haïtien.

Jusqu'à date, l'État haïtien, constate-t-on, n'annonce aucune mesure visant à empêcher ces flux de migration d’Haïti.

Wilner Jean




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